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du Festival de Cannes 2019
Officiel | Mise à jour : 13.02.18 . 10:52

Conférence de presse : « Persepolis »

Conf Persepolis2

Conf Persepolis2 © AFP

Lors de la conférence de presse qui s'est tenue autour du film Persepolis, présenté jeudi en compétition, les réalisateurs Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud étaient accompagnés des comédiens Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni et Simon Abkarian, des producteurs français Xavier Rigault et Marc-Antoine Robert, et de la productrice américaine Kathleen Kennedy.

Sur le travail d’adaptation :
Marjane Satrapi : « Le plus grand danger était de vouloir coller à la bande dessinée. Les gens pensaient qu'on allait filmer toutes les cases et que ça ferait un film. La bande dessinée n'est pas un storyboard pour le cinéma, c'est une forme de narration à part entière. Il fallait donc penser à une écriture cinématographique. »
Vincent Paronnaud : « Au début, je marchais sur des oeufs, car je voyais bien que Marjane était encore touchée par certains événements, mais elle a eu la gentillesse de me laisser de la latitude artistique sur le film. »

Catherine Deneuve sur sa participation au projet : « Ce qui m'a séduite, c'est l'univers de Marjane, que je connaissais déjà. Il y a quelques années, je lui avais même demandé de faire une petite bande dessinée pour un numéro spécial de « Vogue ». Elle parle de choses très graves d'une façon à la fois légère et sérieuse. J'aime l'humour et l'émotion de ses histoires et aussi le fait que tous les personnages existent vraiment. En lisant l'adaptation, j'ai trouvé que c'était un véritable scénario de film. L'enregistrement des voix a été très agréable, léger et facile. Marjane jouait tous les autres personnages. C'est ma seule frustration : nous avons enregistré les voix séparément. Mais je crois que c'était bien pour le film. »

Chiara Mastroianni sur la personnalité de Marjane Satrapi : « En dehors de mon admiration pour son travail, j'avais envie de savoir qui elle était. C'est très rare de nos jours de rencontrer une telle personnalité. J'aime sa liberté, son absence de jugement, son sens de l'intégrité et son sens de l'humour. »

Marjane Satrapi sur ses liens avec l’Iran : « Je ne vais plus en Iran, car ce n'est pas un Etat de droit, donc on ne sait pas ce qui peut s’y passer. Mais mes liens restent très profonds, en termes de géographie, de façon de s'exprimer, d'humour... C'est une grande partie de moi-même que je suis obligée de mettre entre parenthèses, parce qu'on ne peut pas mettre en permanence en avant son passé. Il y a donc une nostalgie, mais je n'ai pas le droit de me plaindre. Par pudeur, mais aussi parce que ce serait grotesque et malsain de ma part. Je vis dans la ville que je veux, je fais le travail que je veux, je vis avec la personne que je veux... Mon devoir, c'est de sourire et de faire rire. Il n’y a pas d’arme plus subversive que le rire. »

Kathleen Kennedy sur l’universalité du projet : « Il s'agit d'une histoire universelle, qui peut s'appliquer à toute société opprimée. Marjane n’a pas voulu simplement faire une déclaration à caractère politique. Elle parle de sa vie, de ses expériences, à travers un film d'animation. Lorsque le film va sortir aux Etats-Unis, j'espère qu'on y verra une occasion de connaître une société très peu connue par les Américains. »

Photo Copyright AFP

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Officiel En salles le 23.05.07

Conférence de presse : « Persepolis »

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