avant l'ouverture
du Festival de Cannes 2019
Officiel | Mise à jour : 13.02.18 . 12:38

Rencontre avec Jessica Hausner

Jessica Hausner © FIF/AM

Jessica Hausner © FIF/AM

Réalisatrice, productrice et scénariste autrichienne, Jessica Hausner reçoit la mention spéciale à la Cinéfondation pour son court métrage Inter-View en 1999.  Elle réalise son premier long métrage en 2001, Lovely Rita, sélectionné à Un Certain regard et en 2004, son film Hotel est en Sélection officielle. La cinéaste autrichienne est de retour cette année en tant que membre du Jury de la Cinéfondation et des Courts Métrages.

Vous revenez à Cannes mais c’est un nouveau contexte car aujourd’hui vous êtes juré, qu’est-ce que ce rôle représente pour vous ?
Je trouve que c’est une grande responsabilité parce que les prix qui sont donnés aux films sont toujours subjectifs. Le choix de 5 ou 6 personnes ne veut jamais dire qu’un film est vraiment bon. J’espère que je pourrais aider, avec le jury, les films originaux et inhabituels à percer.

Vous avez réalisé des courts métrages et des longs métrages, quelle différence y-a-t-il entre les deux ?
Avec le court métrage, on est souvent tenté de mettre trop de choses dans le film. Mais il y a peu de différences entre les deux, il n’y a pas de recette, chacun a sa conception. Un court métrage c’est comme un long métrage, c’est un fragment d’une histoire. Toute l’histoire, personne ne la connait, que ce soit 5 minutes ou 50 minutes, on ne connaît qu’une partie de l’histoire présentée dans un film.

Qu’attendez-vous de cette sélection des Courts Métrages ?
Il me tarde de voir s’il y a beaucoup de films commerciaux ou plutôt des réalisations artistiques avec des films très personnels et originaux, ce qui me plairait davantage.

Quelle est votre premier souvenir de cinéma ?
C’est Dersou Ouzala d’Akira Kurosawa, j’étais très jeune quand mon père m’a emmené voir ce film au cinéma. Mon père était peintre et il était fasciné par ces films parce qu’il avait un cinéma très graphique, très pictural. C’est ce qui a déclenché mon envie de faire du cinéma.

Vous avez fondé Coop99 pour les jeunes talents autrichiens. Comment se porte actuellement le cinéma autrichien ?
Il y a évidemment des jeunes talents parce que Michael de Markus Schleinzer est sélectionné en Compétition ici à Cannes, c’est vraiment un signe, d’autant que l’Autriche est un pays vraiment très petit. Il y a Michael Haneke qui a gagné la Palme d’Or. Moi aussi j’aimerais revenir à Cannes avec mes prochains films. Il y a également d’autres réalisateurs autrichiens qui voient leurs films présentés dans d’autres festivals internationaux. Je pense qu’il y a beaucoup de talents en Autriche.

C’est la cinquième fois que vous venez à Cannes, quel est votre meilleur souvenir ?
C’était lors de ma deuxième venue pour mon premier long métrage Lovely Rita sélectionné à un Certain Regard, là, j’étais vraiment heureuse et fière. C’est vraiment un beau souvenir.

Quels sont vos projets maintenant ?
Je suis en train d’écrire le scénario d’un film dont le tournage débutera l’année prochaine. Je le réaliserai et le produirai également. Le film s’appelle Amour Fou et raconte l’histoire d’une relation passionnelle entre Heinrich Von Kleist, un poète allemand, et une femme qui s’appelle Henriette Voegel. L’action se déroule au XIXe siècle et c’est un long métrage centré sur l’ambiguïté de l’amour.

Propos recueillis par A.C.
 

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Officiel En salles le 19.05.11

Rencontre avec Jessica Hausner

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