avant l'ouverture
du Festival de Cannes 2019
Officiel | Mise à jour : 13.02.18 . 13:24

Ewan McGregor : "Je joue en utilisant mon instinct"

Ewan McGregor © AFP

Ewan McGregor © AFP

Révélé au milieu des années quatre-vingt-dix par la caméra du cinéaste britannique Danny Boyle (Petits meurtres entre amis, Trainspotting), Ewan McGregor s’est forgé une réputation d’acteur caméléon au contact des plus grands réalisateurs. L’acteur écossais mûrit aujourd'hui son talent entre superproductions, films d’art et essai, et séries télévisées. Entretien avec un passionné.


Quels films ont marqué votre enfance ?
Bedknobs and Broomsticks (L’apprenti sorcière, 1971) a probablement été l’un des tous premiers films que l’on m’a emmené voir au cinéma. J’ai également un souvenir assez net du Magicien d’Oz, que la télévision avait pour habitude de diffuser le jour de Noël. Chaque année, nous le regardions en famille. C’était devenu une sorte de tradition.


D’où vient votre envie de faire du cinéma ?
Mon amour du cinéma a émergé très tôt, au travers du théâtre pour enfants. Petit garçon, mes parents m’emmenaient chaque année voir des "Pantomimes at Christmas time", ces spectacles mimés un peu fous et à l’humour très britannique qui sont joués traditionnellement pendant les fêtes de Noël. C’est là que j’ai découvert le métier d’acteur. Ces spectacles ont fait office d'élément déclencheur.


Qu’est-ce qui vous plaît dans le métier d’acteur ?
Pour moi, jouer équivaut à s’exprimer, à donner vie à ses réflexions. Un peintre le fait au travers de ses tableaux et un musicien de ses chansons. C’est un art très instinctif. Je joue en utilisant mon instinct.


Qui, de l’homme ou de l’acteur, a le plus influencé l’autre ?
Les deux l’ont jusqu’alors fait de manière égale. La manière qu’un acteur a d’interpréter un personnage ou d’aborder une scène est influencée par ses expériences de vie et par son imagination, nourrie par les livres, la musique, l’art, ou le théâtre.

 

 

N’avez-vous jamais été tenté de passer à la réalisation ?
J'y réfléchis sérieusement. C'est un désir qui se fait de plus en plus insistant depuis que j'ai réalisé un court-métrage il y a quelques années. Voir tous ces films me donne encore plus envie de sauter le pas. Je pense cependant qu’il est très important, surtout pour un premier film, de trouver la bonne histoire à raconter avant de se lancer. C’est cette raison qui doit primer sur celle de diriger. J’ai récemment déniché une histoire pertinente, mais j’ai aussi découvert que quelqu’un d’autre se l’était appropriée. Je suis donc toujours à la recherche d'une idée intéressante. Je vais prendre mon temps.


Vous êtes un vrai passionné de musique. Devrait-elle davantage être prise en compte dans la construction d’un film ?
Pas nécessairement. Depuis le début du Festival, j’ai pu voir des films qui accordent une large place à la musique. D’autres ne le font pas du tout, et cela peut d’ailleurs donner des résultats incroyables. Il est fréquent qu’elle soit beaucoup trop présente dans le cinéma de divertissement. Pour moi, c’est un artifice employé par le réalisateur pour créer une situation à laquelle il n’a pas été capable de donner une âme.


Propos recueillis par BP

 

Dans un entretien vidéo réalisé mardi 15 mai lors du dîner du Jury des longs métrages, Ewan McGregor évoque son rôle de membre du Jury :

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Officiel En salles le 25.05.12

Ewan McGregor : "Je joue en utilisant mon instinct"

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Ewan McGregor : "Je joue en utilisant mon instinct"

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