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    Clôture 19.05.18 . 22:00 Mise à jour :20.05.18 . 12:07

    Conférence de presse des lauréats

    Palmarès 19.05.2018 . 22:19

    Conférence de presse des lauréats

    L'ensemble des lauréats de cette 71e édition se sont présentés devant les journalistes et ont répondu à leurs questions à l'issue de la Cérémonie de clôture. Morceaux choisi de ces échanges.

    Hirokazu Kore-eda, lauréat de la Palme d’or pour Manbiki Kazoku (Une affaire de famille) :

    Je suis considéré comme un cinéaste de la famille alors j’imagine que ce prix renforce cette image. Cependant, j’ai toujours l’envie d’expérimenter de nouvelles choses et pourquoi pas m’essayer à des films de genre. Je ne réfléchis jamais à la dimension japonaise de mes films mais certains éléments sont inspirés de ma propre histoire. La question centrale de ce film était de savoir si un parent pouvait endosser ce rôle même s’il ne donne pas naissance à un enfant. Je souhaitais inscrire ces personnages dans la société contemporaine, dans un cadre social plus large.

     

    Spike Lee, lauréat du Grand Prix pour BlaKkKlansman :

    Le film parle de lui-même et je suis très heureux de remercier mes producteurs qui l’ont rendu possible. Je n’aurais pas pu imaginer un meilleur lancement pour ce film que d’être ici à Cannes. Je pense qu’il peut véritablement nous faire sortir de notre désastre mental et nous faire renouer avec la bonté, l’amour et non la haine. Avec l’administration américaine actuelle, j’ai peur que nous retournions en arrière et c’est pourquoi je pense que nous vivons dans une période dangereuse.

     

    Nadine Labaki, lauréate du Prix du Jury pour Capharnaüm :

    Nous sommes très fiers et heureux. Je suis surtout très heureuse pour les gens qui ont joué dans ce film. J’espère qu’il est à la hauteur de la confiance qu’ils ont eue en moi. Zain nous surprend avec son intelligence et sa sagesse. Cet enfant est un miracle. Cette aventure a changé ma vie. Je ne sais pas si ce long métrage va accomplir des changements mais je ressens une part de responsabilité malgré tout. J’espère qu’il ouvrira le débat.

     

    Solmaz Panahi et Panah Panahi, les enfants du cinéaste Jafar Panahi, Prix du scénario ex-aequo pour Three Faces :

    Je l’ai eu au téléphone et j’ai senti de la joie dans sa voix. Nous espérons qu’il sera présent pour répondre aux sollicitations la prochaine fois. La presse va parler de ce prix. Reste à voir quel impact il aura. Jafar constate les problèmes de la société iranienne et espère contribuer à les résoudre à travers ses films. C’est un amoureux de son pays et du cinéma.

     

    Alice Rohrwacher, Prix du meilleur scénario ex-aequo pour Lazzaro Felice :
    Lazzaro Felice est l’histoire d’un jeune homme qui aborde ce monde avec beaucoup d’innocence. Dans mes films, j’aime rechercher ce regard, cette simplicité. J’aime partir de quelque chose de vivant, de simple, car c’est là qu’on trouve généralement ce qu’il y a de plus profond. L’héritage du cinéma italien ? C’est quelque chose que je ne contrôle pas, ce n’est pas volontaire s’il apparaît dans mes films. Le cinéma qui me touche, c’est celui de la mémoire. Je suis heureuse de ce prix car il prouve qu’il est encore possible de sortir des règles scénaristiques traditionnelles.

     

    Pawel Pawlikowski, lauréat du Prix de la mise-en-scène pour Zimna Wojna (Cold War) :

    Ce prix est bien au-delà de mes espoirs. Recevoir un prix est la dernière chose à laquelle on pense lorsque l’on réalise une œuvre. C’est déjà merveilleux d’être sélectionné à Cannes. La projection du film et le public étaient exceptionnels. Le film va à l’encontre de la tendance idéologique actuelle. C’est une bonne nouvelle pour mon pays car c’est un type d’art qui n’est pas forcément encouragé par le ministère de la culture en Pologne. J’espère que cela va ouvrir la voie à d’autres réalisateurs polonais.

     

    Samal Yeslyamova, Prix d’interpétation féminine pour son rôle dans Ayka, de Sergey Dvortsevoy :

    Nous avons fait ce film à travers les années, mais nous sommes restés motivés et concentrés sur le but que nous nous étions fixés. Pendant les prises, nous étions si concentrés que nous en avons oublié la présence de la caméra.

     

    Marcello Fonte, Prix d’interprétation masculine pour son rôle dans Dogman, de Matteo Garrone :

    Je suis content. Je me suis arrêté un instant à l’annonce de mon nom pour en profiter un peu. Ce genre de choses n’arrive qu’une fois dans une vie ! Je voulais faire durer le plaisir. J’ai compté jusqu’à trois. Matteo est un peu comme un entraîneur. Il connaît son équipe et sait ce qu’il veut. Il joue loyalement. Je suis très content pour le cinéma italien. C’est comme si un cercle s’était fermé et qu’un autre s’était ouvert. Quand j’étais petit, je rêvais d’être accepté car je me sentais seul. Les applaudissements de ce soir m’ont rappelé les gouttes de pluie qui tombaient sur la tôle de la véranda de ma maison familiale. Ils étaient aussi adressés à mon père, qui n’est plus là.

     

    Lukas Dhont, lauréat de la Caméra d’or pour Girl :

    Ce prix est énorme. Nous avons fait ce film avec beaucoup de passion et d’amour. C’est très émouvant. Après avoir lu l’histoire de cette jeune fille dans le journal, je souhaitais montrer quelqu’un d’ambitieux. C’était important d’exposer l’amour qui régnait autour d’elle. Le film démontre que nous avons tous une part de masculinité et de féminité en nous. En interprétant ce rôle, Victor a prouvé que la plus grande qualité d’un artiste est d’avoir de l’empathie. Girl est le début de mon parcours audiovisuel, je l’espère.

     

    Charles Williams, Palme d’or du meilleur court métrage pour All These Creatures :

    Mon film parle de la façon dont on juge perpétuellement les autres. Nous vivons dans un monde profondément divisé, où chacun accuse l’autre. Le film n’a pas été pensé en rapport au genre. Je souhaitais simplement que l’acteur qui allait l’interpréter puisse tenir sa place à l’écran. Nous avons rencontré 400 personnes et c’est Yared qui m’est apparu comme le meilleur choix. J’ai ensuite réécrit l’histoire autour de lui.

     

    Mitra Farahani, collaboratrice de Jean-Luc Godard, lauréat de la Palme d’or « spéciale »:

    Tout est différent chez lui et c’est pourquoi il obtient ce prix spécial. Il nous protège avec sa pensée, son regard. Dans ses films, il n’y a rien à comprendre. Il faut se perdre et ne pas toujours essayer de chercher l’explication.

    Hirokazu Kore Eda - Palme d'or - Manbiki Kazoku (Une Affaire de famille) © François Silvestre De Sacy /FDC

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