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Bertrand Bonello ouvre les portes de la maison close

Le 16.05.2011 à 00:00 - Mis à jour le 21.05.2011 à 16:08

Bertrand Bonello © AFP
Bertrand Bonello © AFP

Troisième français à entrer en Compétition, Bertrand Bonello explore une nouvelle fois un monde en marge. Avec L’Apollonide : souvenirs de la maison close, il signe son cinquième long métrage, imprégné d’un thème récurrent de sa filmographie : la sexualité.

Ici, les femmes sont fortes. Douze prostituées désirables et intelligentes, mais prisonnières. Ce ne sont pas les hommes qui les dominent, ils ne sont que les clients. Aux yeux de leur patronne en revanche, elles sont esclaves. A l’extérieur, on ne sait rien de cette maison. Ceux qui l’ont visitée n’y ont vu que la beauté et la luxure. Pas la misère, ni la crainte de la mort : tout n’est que figuration, la maison est parfaitement close.

« Dès qu’il y a un monde clos, ça peut devenir un monde de fiction» explique Bertrand Bonello. Le réalisateur poursuit son exploration des univers marginaux, toujours avec l’empreinte sexuelle qui caractérise ses films : la réalisation de films X dans Le Pornographe (2001), la transsexualité avec Tiresia, en Compétition à Cannes en 2003.

Bertrand Bonello nous conduit à tous les étages de cette maison close à travers le point de vue des reines de ce lieu : les femmes. Il donne vie à des personnages complexes, faibles et forts à la fois, tantôt rivaux, tantôt solidaires. Pour les incarner, on retrouve entre autres Hafsia Herzi (La Source des femmes de Radu Mihaileanu) et Céline Sallette (La Chambre du fils et Le Caïman, de Nanni Moretti), mais également des non actrices. « Ce mélange devait aboutir à une cohérence. Il fallait que les filles fonctionnent en synergie. »

Quant aux hommes, ils n’occupent qu’une infime place dans le film. « On reste sur la fille. Ca renforce cette impression que la fille est au-dessus du client. » Bertrand Bonello joue les contrastes jusqu’au bout. Il a choisi des femmes modernes pour incarner des prostituées du début du XXe siècle et sa bande son puise dans la soul des années 1960. Le tout donne une touche intemporelle au sujet et remet en avant le débat actuel sur la réouverture des maisons closes.

T.K.


L’Apollonide : souvenirs de la maison close est projeté à 11h45 et 22h30, Grand Théâtre Lumière.
Séance du lendemain à 14 heures, Salle du Soixantième.

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