| Mise à jour : 13.02.18 . 16:35

COMPÉTITION - Youth ou la fuite du temps quand on a 80 ans

Équipe du film © Getty Images / P. Le Segretain

Équipe du film © Getty Images / P. Le Segretain

Avec déjà cinq films présentés en Compétition, Paolo Sorrentino n’en est pas à son coup d’essai à Cannes. En 2008, Il Divo décrochait le Prix du Jury. Pour cette 68e édition, et deux ans après La Grande Bellezza, le réalisateur italien concourt à nouveau pour la Palme d’or avec un long métrage qui réussit la prouesse de réunir Harvey Keitel, Michael Caine et Jane Fonda dans un spa de haute-montagne.

 

La Grande Bellezza tissait la toile des rapports abscons entre Romains septuagénaires fêtards et désabusés de la haute société. Avec le grand Toni Servillo dans le rôle-titre. Youth, comme le titre le suggère, scrute la veine générationnelle en mettant en scène deux personnalités non moins truculentes, incarnées par Michael Caine (Mick) et Harvey Keitel (Fred). Les deux acolytes d’un certain âge, deux vieux copains, font un point sur leur existence et rencontrent, au fil de leurs activités dans un palace alpestre, Rachel Weisz, Jane Fonda et même Paul Dano. Et comme souvent dans les films du napolitain, les personnages ont une carrière artistique derrière eux : l’un est compositeur, l’autre est réalisateur.

 

Photo du film © DR

 

En soulevant la question du rapport de chacun avec son passé et son avenir, le réalisateur constate, non sans une touche d’humour instillée par les deux monstres du cinéma de son casting, que la "jeunesse" n’a pas les même préoccupations.   

                                              

Après Rome, l’intrigue du Youth de Paolo Sorrentino prend vie dans les Alpes suisses.

 

 

Charlotte Pavard

 

SÉANCES

 

Mercredi 20 mai / Grand Théâtre Lumière / 8h30 - 15h - 18h30

>> Accédez à l'agenda interactif

 

Officiel08.05.2015 . 00:00

YOUTH de Paolo SORRENTINO

Partager l’article
YOUTH
En Compétition - Longs Métrages

YOUTH

Paolo SORRENTINO

ITALIE, FRANCE, ROYAUME-UNI, SUISSE - 2015

01:58

.

.

.