Atelier de la Cinéfondation : Rubén Mendoza – « The Stoplight Society »

Autre cinéaste dont le projet de film a été retenu cette année par l’Atelier de la Cinéfondation : Rubén Mendoza. Trois ans après avoir vu sélectionné l’un de ses courts-métrages, The Fence, à la Cinéfondation, le réalisateur colombien revient à Cannes avec l’idée d’un premier long intitulé The Stoplight Society, pour lequel il a déjà obtenu le quart du financement.

Rubén évoque ses motivations de réalisateur : "Derrière cette vocation, il y a comme une tentative de rédemption, une volonté d’expliquer le Tiers-Monde. Mes histoires, je les tire des révélations que m’apportent mon esprit, mon coeur et mes yeux."

Plus tôt dans la semaine, Rubén a rencontré des producteurs. "J’ai déjà eu trois réunions, raconte-t-il. Ils ont réagi assez bien. Mes personnages principaux ne sont pas joués par des acteurs professionnels. Mon film parle de gens qui vivent dans des conditions très difficiles. C’est une célébration de leur vie. C’est ce qui m’intéresse le plus dans le cinéma."

Revenant sur ce qui l’a amené à devenir réalisateur, Rubén pense "que le cinéma, c’est comme une cour de récréation pour les adultes". "J’ai toujours considéré la caméra comme un jouet magique, explique-t-il. Ce que je veux vraiment faire, c’est jouer avec des gens et créer. C’est contempler des choses que je trouve belles. La caméra est également une belle arme pour dresser le portrait de monstres ou de personnes vivant dans la marginalité."

Et quand on lui parle du Festival de Cannes, Rubén dit : "Je serais honoré d’y présenter un film, car ça faciliterait les choses."