Cannes Classics : « Il était une fois… Lawrence d’Arabie » d’Anne Kunvari
En complément de la projection des copies restaurées : Heureux Mortels de David Lean, Gamperaliya de Lester James Peries et Un jour parmi tant d’autres (à 22h15) de Peter Collinson, Cannes Classics met aujourd’hui à l’honneur Il était une fois… Lawrence d’Arabie, un documentaire d’Anne Kunvari, Serge July et Marie Genin consacré au célèbre film de David Lean réalisé en 1962. Une présentation qui s’inscrit dans le cadre du Centenaire David Lean organisé par le Festival de Cannes. Le concept de ce documentaire : un film et une époque. Il raconte comment le film fait Histoire et comment l’Histoire traverse la vie et la biographie, à ce moment-là, de chacun des protagonistes de ce film.
A l’occasion de cette présentation Salle Buñuel, le journaliste Serge July a déclaré : "En général, on fait le portrait d’un cinéaste en prenant l’ensemble de son oeuvre. Mais ici, il s’agit d’un 52 minutes consacré à un film, à David Lean à travers ce film, à l’époque à laquelle il réalisa ce film, à savoir au début des années 60, et qui parle d’une époque déterminée, la révolte arabe de 1916." Et la cinéaste Anne Kunvari de poursuivre : "Je voulais commencer par remercier Marie et Serge, ça paraît très formel mais quand même, de m’avoir proposé de faire ce film sur Lawrence. Parler un peu d’une rencontre inattendue, parce qu’en partant à la recherche de son film, de son rapport avec le film, j’ai découvert un homme extrêmement touchant et attachant par ses blessures. Ce que j’ai trouvé très beau dans Lawrence d’Arabie, c’est que David Lean est un homme de la maîtrise absolue. Je pense que dans ce film, il a été très souvent débordé. Et c’est peut-être là où réside un peu la magie du film. Il a été débordé par son amour pour le désert, son scénariste a été débordé par son pacifisme et son antimilitarisme, alors qu’il s’agissait d’une histoire de militaire. Je trouvais ça très jolie, cette histoire de débordements."