CINÉMA DE LA PLAGE – Curiosités autour d’Ivan le Terrible

Équipe du film © FDC / T. Delange

Le règne d’Ivan le terrible, raconté en deux parties. Le jeune tsar doit faire face à la rivalité de sa tante, qui veut installer son fils sur le trône, avec l’appui des Boyards. A travers Ivan Grozny (Ivan le Terrible) 1 et 2, Sergueï Eisenstein esquisse les traits de Staline dans sa gloire comme dans ses vices. Sur le plan technique, les deux opus regorgent de curiosités cinématographiques.

 

Photo du film © DR

Désir d’aboutissement. Théoricien du cinéma, Sergueï Eisenstein réfléchit au renouveau perpétuel de ses films. Il peaufine la lumière, le rythme, la couleur mais le montage est au cœur de ses préoccupations. Il le théorise en quatre types selon qu’il soit basé sur la longueur d’un plan, le rythme d’une action, la charge émotionnelle ou la perception visuelle et auditive. Ces notions évidentes aujourd’hui étaient novatrices à l’époque.

 

Du noir et blanc à la couleur. Ivan le Terrible 2 comporte une curiosité de taille : l’écran bascule en couleurs à trente minutes de la fin. La raison est en fait historique : après la défaite allemande à Stalingrad, les troupes russes récupèrent une usine Agfacolor.

Un air d’opéra. Eisenstein a beau être fidèle aux idéaux communistes de Staline, il prend des libertés sur la deuxième partie et signe un drame shakespearien dans lequel tout est hors norme. Côté musique, Eisenstein collabore avec Sergueï Prokofiev. Il est donc naturel de voir le ballet du Bolchoï adapter la vie du tsar en 1975, un opéra projeté en avril dernier dans les cinémas du monde entier.

 

Le film devait comporter une troisième partie mais elle ne vit jamais le jour : Sergueï Eisenstein est décédé en 1948 après un infarctus. Même inachevé, Ivan le Terrible clôt ainsi son œuvre.

Tarik Khaldi

 

SÉANCE


Dimanche 17 mai / Ivan le Terrible 1 et 2 / Plage Macé / 21h00
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