Ingrid Bergman: des affiches à l’affiche
Film as dream, film as music. No art passes our conscience in the way film does, and goes directly to our feelings, deep down into the dark rooms of our souls.
Ingrid Bergman
Faut-il parler de centenaire ou d’éternité ? A voir le visage rayonnant d’Ingrid Bergman choisi pour l’affiche du 68e Festival, regard et sourire en lumières jetées par-dessus l’épaule pour accueillir la fine fleur de la création cinématographique du 13 au 24 mai prochain, il n’y a plus l’ombre du doute.
Celle qui s’adressant à Cary Grant dans Les Enchaînés : « You’re afraid you’ll fall in love with me »* ne croyait pas si bien dire, a inspiré les plus grands réalisateurs, Georges Cukor, Victor Flemming, Alfred Hitchcock, Roberto Rosselini, Jean Renoir, Ingmar Bergman pour n’en citer que quelques-uns, et fut aussi l’égérie d’Andy Warhol pour une série de portraits. Autant de films, autant d’affiches qui s'emparèrent de 1932 à 1978 de l'image de l’actrice demeurée au panthéon de l’histoire du cinéma.
* Et Cary Grant de répondre: “That wouldn’t be hard…” (Les Enchaînés, Alfred Hitchcock, 1946)