C’est pas moi : l’essai poétique de Leos Carax

C'EST PAS MOI

En 2021, le Festival ouvrait sa 74e édition sur les notes tonifiantes des Sparks, groupe pop-rock de légende propulsé sur le devant de la scène par Leos Carax dans son film Annette. L’incroyable créativité du metteur en scène sublimait ce film musical porté par Adam Driver et Marion Cotillard, qui emporta le Prix de la mise en scène. Le cinéaste français signe C’est pas moi, projeté à Cannes Première, un essai poétique de 40 minutes, à la première personne.

Trois œuvres en Compétition en tant que réalisateur (Pola X, 1999, Holy Motors, 2012, Annette, 2021), deux films au Certain Regard en tant qu’interprète (The House, 1997, Mister Lonely, 2007) et le court métrage Merde, au Certain Regard également, pour Tokyo !, cosigné avec Bong Joon-Ho et Michel Gondry. Avec C’est pas moi, son septième film, Leos Carax parle de lui et de son monde en multipliant les clins d’œil à ses précédents films.

Où en êtes-vous, Leos Carax ? C’est la question posée par le Centre Pompidou au cinéaste, pour une exposition qui n’a finalement pas eu lieu. Essai esthétique, autofiction : ce moyen métrage autobiographique tente d’y répondre en images et retrouve l’emblématique Denis Lavant dans le personnage de Monsieur Merde, interprété dans Tokyo !  Outre Denis Lavant, le cinéaste s’entoure pour C’est pas moi de son équipe fidèle, la directrice de la photographie Caroline Champetier et le chef décorateur Florian Sanson qui ont œuvré à ses côtés pour Holy Motors et Annette.