Compétition : « Lumière Silencieuse » de Carlos Reygadas

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La carrière du cinéaste mexicain Carlos Reygadas est indissociablement liée à l’histoire du Festival de Cannes. En 2002, son premier film,
Japón, avait été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, et trois ans plus tard, Batalla en el Cielo, son
deuxième long-métrage, était sélectionné en Compétition à Cannes. Cette année, Carlos Reygadas concourt à nouveau pour la Palme
d’Or avec son troisième opus intitulé Lumière Silencieuse. Le réalisateur y propose une plongée dans le monde des Mennonites, une
communauté religieuse bien implantée au nord du Mexique et qui trouve ses racines dans une dissidence protestante « anabaptiste » apparue au XVIe siècle.
Prônant le baptême comme un choix d’adulte et adeptes d’un pacifisme radical, les Mennonites, montrés dans le film, acceptent les voitures et la médecine
scientifique, mais refusent encore les moyens de communication moderne comme le téléphone ou Internet. Lumière Silencieuse s’intéresse plus
particulièrement à Johan, membre de cette communauté. Marié et père de famille, il va tomber amoureux d’une autre femme…

Cornelio Wall Fehr, qui interprète le personnage masculin principal, évoque la leçon qu’il a tirée de ce film : « Pendant le tournage, je ne comprenais
pas l’histoire mais maintenant, je comprends mieux ce que sont l’amour et la trahison. C’est pourquoi je crois que grâce à ce film, les gens peuvent apprendre
à aimer véritablement. Le film parle du monde tel qu’il est : un monde de trahisons où il est difficile de se laisser illuminer par l’amour. »

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