Près de 10 000 participants au Marché du Film
Premier rendez-vous annuel des professionnels du cinéma, le Marché du Film de Cannes accueille du 13 au 23 mai près de 10 000 participants venus des quatre coins du monde. Dans un espace de 14 000 m² situé au Palais des Festivals, près de 4 500 films, terminés ou en cours, sont mis en vente par des producteurs et achetés par des distributeurs. "En termes de participation, nous sommes pratiquement au même niveau que l’an passé et il y a encore des professionnels qui arrivent, explique le Directeur du Marché Jérôme Paillard. En tout, on compte près de 10 000 participants, soit un chiffre inférieur de 3 ou 4 % par rapport à l’année dernière. La répartition géographique reste quant à elle à peu près la même. On a une baisse de 5 % de la participation des Etats-Unis. Pour la Chine, l’Egypte et le Mexique, on est à plus de 50 %. La France doit être à un peu plus de 2-3 %. Il n’y a donc pas un écart important par rapport à l’édition précédente qui comptait près de 10 700 participants. En termes d’exposants, on est à peu près sur le même chiffre que l’année dernière."
"Toutes les sociétés de vente que l’on a l’habitude de voir à Cannes sont là, a-t-il ajouté. Même chose pour les acheteurs. On a également un nombre de films identique à celui de l’année dernière, soit 4 500 films proposés à la vente. Et près de 1500 projections sont prévues. Nous disposons d’une salle en moins, ce qui représente une perte de 40 projections. Au Short Film Corner, on en est à 1900 films montrés. Il est clair que 2009 n’est pas une année record, mais les sociétés présentes sont plutôt satisfaites, communiquant des chiffres d’affaires comparables à ceux de l’année dernière."
Sur les effets de la crise économique, Jérôme Paillard a déclaré : "depuis plusieurs années, on constate une baisse des prix indépendamment de la crise économique. Au fond, la vraie évolution que l’on voit depuis trois-quatre ans dans le milieu du cinéma, c’est la baisse de la vidéo qui n’est pas encore remplacée par Internet, ce sont les difficultés dans certains pays avec les chaînes de télévision qui n’achètent plus ou pas du tout au même prix les films étrangers. Donc, des tas d’éléments qui n’ont pas de lien direct avec une crise économique globale."
Jérôme Paillard considère le Marché du Film comme porteur d’opportunités intéressantes pour les films à petit budget, car "les distributeurs qui ne se seraient pas intéressés à ce genre de film en temps normal, deviennent facilement abordables dans un contexte de crise où ils souhaitent minimiser les risques." "Cette année, on consolide des programmes qu’on a développés depuis des années, a-t-il poursuivi. On a renforcé quelque chose qui a eu son numéro zéro l’année dernière, un brunch autour du documentaire que l’on a organisé dimanche. 200 professionnels du documentaire s’y sont rencontrés, et les échos ont été extrêmement positifs." S’agissant de la 3D, le Directeur du Marché n’a pas manqué de vanter les mérites de Là-haut, qui constitue en lui-même "une petite révolution". "C’est en effet le premier film d’animation où l’effet 3D est si bien intégré qu’on en oublierait presque les lunettes qu’on porte sur le nez. Ca prouve que la 3D commence à arriver à maturité", a-t-il conclu.