Kiarostami sur les chemins de traverse

© Photo du film Le Vent nous emportera

« Kiarostami représente le niveau le plus élevé de l’art dans le cinéma. »

Martin Scorsese

 

 

 

 

 

 

La dimension métaphysique à laquelle atteignent les films de Kiarostami à travers ses thématiques privilégiées que sont la vie, la mort, l’identité, la liberté individuelle, la politique, est aussi nourrie par sa culture et sa pratique des autres arts. Si le réalisateur iranien est le maître du cinéma qu’on connaît, c’est aussi un poète, un peintre et un photographe exposé dans le monde entier. Ses poèmes courts (proches des haikus) et ses photographies en particulier, témoignent d’un travail de contemplation de la nature inspiré de la poésie persane classique et contemporaine, et d’une interrogation sur la forme en résonance immédiate avec son œuvre de cinéaste. On y retrouve des routes, des arbres, l’espace, le passage du temps, et l’occasion d’approcher autrement le réalisateur du Goût de la Cerise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« La contemplation d’un ciel nuageux et du tronc massif d’un arbre sous une lumière magique est difficile quand on est seul. L’incapacité de sentir le plaisir de voir un paysage magnifique avec quelqu’un d’autre est une forme de torture. C’est pourquoi j’ai commencé à prendre des photographies. J’ai voulu d’une façon ou d’une autre éterniser ces moments de passion et douleur. »

 

Abbas Kiarostami

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie et Crédits

 

« Avec le vent », Abbas Kiarostami, POL 2002
« Un Loup aux aguets », La Table Ronde 2008
« Pluie et vent », Abbas Kiarostami,Gallimard 2008
« Havres », Abbas Kiarostami, Erès, 2010

 

 

© Abbas Kiarostami, photographies, Hazan Eds, 1999

© « Snow White », 2006

© « Trees and Crows », 2006
© « Roads and Trees », 2006

© « Rain », 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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