À Cannes, en 2007, Marjane Satrapi avait conquis le Jury avec son premier film, l’adaptation de Persepolis, sa bande dessinée mondialement célébrée. Témoin de son temps, de l’Iran à la France, la dessinatrice devenue cinéaste avait su, à travers sa fillette de papier, jeter un pont entre sa terre natale et sa terre d’exil, en partageant avec nous ses révoltes, ses espoirs et ses combats.
À l’annonce de sa disparition, Thierry Frémaux a déclaré :
« Grâce à Marjane Satrapi et à son merveilleux Persepolis, l’animation a trouvé de magnifiques lettres de noblesse dans la Compétition du Festival de Cannes. Marjane était une artiste exceptionnelle et une femme profondément attachante, qui incarnait à la fois la joie de la création et la douleur de l’exil, nourrie de mémoires blessées. Nous la pleurons ce matin. »