La leçon de cinéma, côté lycée
L’aventure cannoise se poursuit aujourd’hui pour les trente élèves marseillais du lycée Victor Hugo. Après avoir monté les marches, hier soir, pour la projection de My Joy, ils se sont donné rendez-vous ce matin au Short Film Corner où les attendait le réalisateur algérien, Yanis Koussim. Rencontre.
Rangées de sièges, pupitre, la salle qui a accueilli le rendez-vous entre le réalisateur et les lycéens a tout d’une salle de classe. A un détail près : ici, le professeur n’est pas le seul à prendre la parole, bien au contraire : Yanis Koussim, réalisateur de la nouvelle vague algérienne, a joué la carte de l’interactivité et s’est prêté au jeu des questions-réponses.
Qui est-il ? Pourquoi le cinéma ? Quel rôle tient le producteur ? Les questions fusent ça et là, preuve d’un intérêt particulier pour la carrière de ce jeune réalisateur et pour l’univers du cinéma. Cette rencontre aura permis aux lycéens de comprendre le travail du cinéma, de ses métiers, ses techniques et les possibilités qu’il offre. Elle a aussi été l’occasion pour Yanis Koussim de partager sa vision de ce monde, ses envies, ses passions. « J’ai appris énormément de choses, notamment sur le court-métrage, raconte Najda, élève au lycée Victor Hugo, je ne pensais pas qu’il fallait autant de temps pour faire un court métrage ».
A l’issue de trente minutes d’échange, Yanis Koussim a présenté son dernier court métrage aux lycéens, Khouya (Mon frère). Deuxième volet d’une trilogie, ce film raconte l’histoire de trois sœurs qui tentent d’échapper à la soumission de leur frère tyrannique. Un thème qui a plu aux élèves : « J’ai beaucoup appris sur la culture algérienne », confie Jasmine, également élève au lycée Victor Hugo. « On se rend compte des différences entre les cultures ».
Cet après-midi, les lycéens assisteront à la projection de Rebecca H, à Un Certain Regard, après quoi ils reprendront la route en direction de Marseille et des bancs de l’école, avec des souvenirs de leur premier Festival plein la tête.
T.K.