© B. Pavan
Le Festival de Cannes dans son transat
Des guitares, des rock stars, et des transats. Près de 1200 personnes ont assisté hier soir sur la plage Jean Macé à la projection de Rock’n’roll, …of Corse !, le documentaire de Lionel Guedj et Stéphane Bébert sur l’ancien guitariste de The Police Henry Padovani. L’occasion de faire le point sur cette sixième édition du Cinéma de la Plage.
En 2004, date de sa création, les organisateurs du Festival de Cannes ont souhaité que le Cinéma de la Plage permette aux Cannois de se réapproprier une partie de « leur festival ». Ils ont espéré que le concept contribue à diminuer la hauteur des barrières qui séparent le tapis rouge du bitume de la Croisette en diffusant des grands classiques et des œuvres inédites. À vingt-quatre heures de la clôture de sa sixième édition, son responsable Gérard Camy s’est félicité de son succès. « 800 personnes se sont rassemblées ici tous les soirs depuis l’ouverture de cette 63e édition, dit-il. Le Cinéma de la Plage fait désormais partie intégrante du Festival ».
Côté public, cette volonté manifeste du Festival de démocratiser son accès fait chaque année un peu plus l’unanimité. « Le Cinéma de la Plage, c’est un peu le cinéma qui vient vers les gens. C’est le côté rock’n’roll du Festival de Cannes », s’aventure un spectateur. « Ce concept ressemble tout à fait à notre documentaire, explique Stéphane Bébert, l’un des deux réalisateurs de Rock’n’roll, …of Corse ! Cette gratuité, c’est aussi ça le cinéma ».
B.P.