Neuf courts métrages en Compétition
Ce samedi, les courts métrages entrent en Compétition à 11 heures, Salle Debussy. Neuf films, deux heures de projection et une Palme d’or du court métrage à l’issue. Le Jury, présidé par Etom Egoyan, annoncera son palmarès dimanche soir.
Dans Estaçao (Station), de la Portugaise Marcia Faria, Ines quitte Brasilia pour Saõ Paolo à la poursuite de son rêve : devenir actrice. Sur place, elle n’a nulle part où loger et décide de s’installer à la gare routière de Tiete.
Le mot de la réalisatrice : « Le film a entièrement été tourné dans la station de bus de Tiete. C’est la deuxième plus grande du monde. L’histoire est basée sur l’expérience d’une actrice. Elle m’a raconté cet épisode de sa vie et j’ai voulu en faire l’adaptation. »
Blokes (Cité), le court métrage de la Chilienne Marialy Rivas se déroule au temps de la dictature au Chili, en 1986. Luchito, treize ans, vit dans une cité de Santiago du Chili. Il est obsédé par Manuel, un adolescent de seize ans qui habite l’immeuble d’en face.
Le mot de la réalisatrice : « J’étais encore une enfant au temps de la dictature au Chili. Nous vivions dans une atmosphère d’horreur. Mais à cet âge, on n’en est pas forcément conscient. Cette histoire est inspirée d’une nouvelle de Pedro Lembel. Quand j’ai lu cette histoire, j’en suis tombée amoureuse. »
Le court métrage d’animation de Serge Avedikian, Chienne d’histoire, s’inspire d’une histoire vraie. En 1910, le gouvernement de Constantinople décide de se débarrasser des chiens errants qui envahissent la ville. La solution : les expédier sur une île au large des terres.
Le mot du réalisateur : « Je suis déjà venu à Cannes l’année dernière car je jouais dans L’Armée du crime de Guédiguian. Mais quand on est réalisateur, ce n’est pas la même pression, on est porteur de l’enfant. »
Micky Bader, le court métrage de la Suédoise Frieda Kempff est le portrait d’une dame âgée. Chaque jour, depuis près d’un demi-siècle, elle nage avec ses amis, adhérents du club de baignades an mer.
Le mot de la réalisatrice : « C’est un film à deux niveaux : il y a cette histoire d’une vieille femme qui va se baigner et il y a ce témoignage sur les choix et les conséquences. Elle nous permet de voir la Seconde Guerre Mondiale sous un jour nouveau. »
Dans Muscles, le réalisateur australien Edward Housden a choisi de raconter l’histoire d’un enfant, Richard, qui perd ses repères face à la masculinité de sa sœur qui rêve de devenir bodybuilder.
Le mot du réalisateur : « Si Muscles ne ressemble pas à un film australien, c’est volontaire. On a essayé de trouver des acteurs de type européen. Si ce film parle de muscles c’est parce que je n’en ai aucun ! »
Rosa, c’est à la fois le titre du court métrage de Monica Lairana, réalisatrice argentine, et le nom du personnage principal de son film. Cette femme, seule, mène une vie des plus banales. Elle cherche un peu de compagnie.
Le mot de la réalisatrice : « Je voulais raconter cette histoire de solitude car c’est une chose à laquelle je suis sensible quand je vois une personne dans ce cas. »
To Swallow a Toad (Avaler une couleuvre) est un court métrage animé du réalisateur letton Jurğis Krāsons. Les habitants d’un village font la renommée de leur commune par leur capacité à avaler des couleuvres. Jusqu’à ce que des étrangers s’en rendent comptent et en profitent.
Le mot du réalisateur : « J’ai voulu parler de ce sujet parce que, de nos jours, les gens laissent tout passer, et peut-être qu’il est grand temps de dire ‘‘stop !’’ »
Avec Maya, le réalisateur cubain Pedro Pio Martin Perez signe un documentaire sur les chiens de combat. Un maître entraîne sa chienne pour le jour J.
Le mot du réalisateur : « Je ne pense pas qu’il faille distinguer la fiction et le documentaire. Il suffit de dire les choses d’une manière qui touche les gens, leurs sentiments, éveille chaque personne. »
Ezra Rishona (Premiers secours), signé par l’Israélien Yarden Karmin. Raconte l’histoire de Shay à la veille de son mariage. Il rend visite à Tamar, son ex-copine. Tout se complique lorsque Tamar laisse un suçon dans le cou du futur marié.
Le mot du réalisateur : « Ce film est l’histoire d’un couple qui aurait dû finir ensemble. C’est basé sur des sentiments similaires que j’ai pu ressentir mais ce n’est pas autobiographique. »
T.K.