Nikita Mikhalkov : « Il n’y a rien de pire qu’un cinéaste qui trahit l’Histoire par ignorance »

Nikita Mikhalkov © AFP




Nikita Mikhalkov et toute l’équipe de son film, L’Exode – Soleil trompeur 2, se sont présentés ce matin en conférence de presse. Morceaux choisis.


 

Nikita Mikhalkov, sur le thème de son film :

Contrairement à ce que j’ai pu lire dans la presse, L’Exode n’est ni un long métrage pro-stalinien, ni anti-stalinien. C’est un film d’amour, celui d’un père pour sa fille. C’est cette histoire d’amour qui est la véritable essence du film. Il aborde également beaucoup de sujets forts et métaphysiques. Cette fois, j’ai voulu traiter de la métaphysique de la destruction. Le dernier volet de mon tryptique abordera celui de la renaissance.

 

Nikita Mikhalkov à propos du montage et du scénario de L’Exode :

Le travail de montage a été important car il a fallu trouver le juste milieu entre les nombreuses scènes d’action et celles permettant au spectateur de respirer. La version du film qui a été présentée ici-même a été amputée de certains détails qui n’auraient pas été compris du public international. Un scénario, ce n’est pas une bible à suivre à la lettre, mais juste un point de départ pour un film. Certaines choses n’apparaissent que lors du tournage.

 

Nikita Mikhalkov et le travail de documentation pour L’Exode :

Nous avons énormément travaillé sur les archives d’époque. En revanche, nous n’avons pas effectué ce travail de documentation pour faire un copier-coller dans le film. Ce qui a prévalu, c’était de garder l’esprit de l’époque. Il n’y a rien de pire qu’un cinéaste ou un écrivain qui trahit une vérité historique par ignorance.

 

Propos recueillis par B.P.