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Prix du Jury du court métrage

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  • publié le 23.05.2010
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Frida Kempff

Le Prix du Jury du court métrage a été attribuée à Frida Kempff pour son film Micky Bader.
 

À lire aussi

 © <p><span style="font-size: larger;"><strong><img width="150" height="200" align="left" style="margin-right: 10px;" src="http://cdn-media.festival-cannes.com/assets/Image/Communiques%202010/Panahi.jpg" alt=""></strong></span><span style="font-size: larger;"><strong>Rejoignez l'appel aux côtés du Festival de Cannes, de la SACD, de la Cinémathèque française, de l’ARP, de la Cinémathèque suisse, du Festival International du Film de Locarno, du Forum des Images, de Positif, de la SRF, des Cahiers du Cinéma, de Citéphilo (à Lille),…<br></strong></span><br><br><br><span style="font-size: larger;"><strong><a href="http://www.ipetitions.com/petition/solidarite-jafar-panahi/" target="_blank" rel="noopener">>> Signez la pétition de soutien à Jafar Panahi</a></strong></span><br>
 <br><br><br>
 </p>
<p> <br>
 </p>
<p><em>"Nous apprenons avec colère et inquiétude le jugement du Tribunal de la République Islamique à Téhéran, condamnant très lourdement le cinéaste iranien Jafar Panahi.<br>
La sentence : six ans de prison ferme, vingt ans d'interdiction d'écrire et de réaliser des films, de donner des interviews aux médias, de quitter le territoire et d’entrer en relation avec des organisations culturelles étrangères.<br>
 <br>
Un autre cinéaste, Mohammed Rassoulov, a également été condamné à six ans de prison. Jafar Panahi et Mohammed Rassoulov vont rejoindre les nombreux prisonniers qui croupissent en prison en Iran, dans un état de détresse totale. Certains font la grève de la faim, d’autres sont gravement malades. <br>
 <br>
Que reproche le pouvoir iranien à Jafar Panahi ? D’avoir conspiré contre son pays et mené une campagne hostile au régime iranien.<br>
La vérité est que Jafar Panahi est innocent et que son seul crime est de vouloir continuer d’exercer librement son métier de cinéaste en Iran. Depuis plusieurs mois le pouvoir iranien a mis en place contre lui une véritable machine de guerre visant à le détruire, à l’enfermer en le contraignant à se taire.<br>
 <br>
Jafar Panahi est cinéaste et ses films ont été montrés dans le monde entier. Invité par les plus grands festivals de cinéma (Cannes, Venise, Berlin), il est aujourd’hui empêché de poursuivre son œuvre de cinéaste. La lourde condamnation qui le frappe le prive de liberté, l’empêche physiquement et moralement d’exercer son travail de cinéaste. Il doit désormais se taire, s’interdire tout contact avec ses collègues cinéastes en Iran et dans le monde entier. <br>
 <br>
A travers cette condamnation qui frappe Jafar Panahi, c’est tout le cinéma iranien qui est manifestement visé.<br>
 <br>
Cette condamnation nous révolte et nous scandalise. Aussi, appelons-nous cinéastes, acteurs et actrices, scénaristes et producteurs, tous les professionnels du cinéma ainsi que tous les hommes et femmes épris de liberté et pour qui les droits de l’homme sont une chose fondamentale, à se joindre à nous pour exiger la levée de cette condamnation."</em><br><br><br><span style="font-size: larger;"><br><strong>>> </strong></span><a href="http://www.ipetitions.com/petition/solidarite-jafar-panahi/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-size: larger;"><strong> </strong></span></a><a href="http://www.ipetitions.com/petition/solidarite-jafar-panahi/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-size: larger;"><strong>http://www.ipetitions.com/petition/solidarite-jafar-panahi/</strong></span></a></p>
  • Infos
  • 21.12.10 00:00
LE CINÉASTE JAFAR PANAHI NE DOIT PAS RETOURNER EN PRISON !
 © <p><strong>Inauguré en 2000, le Village International accueillait alors 12 pays et comptait 14 pavillons. Dix ans plus tard, il reçoit 50 pays dans 58 pavillons. En 2010, cinq nouveaux pays l’ont encore rejoint : l’Albanie, Chypre, la Macédoine, Puerto Rico  et Qatar. L’évolution est rapide, si bien qu’aujourd’hui, certains pays comme la Biélorussie et l’Azerbaïdjan sont sur une liste d’attente. <br />
Tour d’horizon de cette initiative dynamique.</strong><br />
<br />
<img hspace="1" height="269" width="180" vspace="1" align="left" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/_AAC7663.jpg" style="margin-right: 10px;" class="fl" alt="" />Au sein du Festival de Cannes, le Village International est un microcosme où s’exprime le cinéma mondial. Lieu d’exposition et de rencontres, sa vocation est de permettre aux pays de promouvoir leur cinématographie, leur identité culturelle et leurs institutions en leur offrant une forte visibilité. Le « Riviera » accueille les Ministères de la culture et les Centres de cinéma des pays étrangers et la « Pantiero », qui regroupe d’abord l’ensemble de l’offre française (CNC, Unifrance, SACD, CST, le rendez-vous des exploitants...), s’internationalise d’années en années avec l’arrivée de fonds et de commissions d’autres pays (Italia Film Commision, Commision du film autrichien, fonds Belge Wallimages, …)<br />
<br />
Côté organisation, le système est rodé. Rencontre des institutions dans les marchés ou les festivals à l’étranger (Rome, Berlin, AFM…), commercialisation des espaces, définitions des besoins (surfaces, services), élaboration de chaque pavillon au sein du site, équipement et aménagement du Village (signalétique, décors). De septembre à mai, le village se bâtit  pas à pas. « <em>Cannes offre un potentiel énorme mais il faut savoir utiliser les outils et les synergies qu’il met à la disposition de ses festivaliers. Pendant la manifestation, l’un de notre rôle majeur  est un rôle de soutien et de conseil. C’est très important.</em>» (Myriam Arab, Directrice Opérations, Marketing et Vente).</p>
<p><br />
Dans leur pavillon, les pays accueillent leurs professionnels (producteurs, distributeurs, organisateurs de festivals, commissions du film) et rencontrent leurs homologues pour faire rayonner au mieux leur production cinématographique. Bel exemple de la fertilité de ces rencontres : en 2010, à l’initiative de la Serbie et de la Croatie,  8 pays du Sud Est de l’Europe se sont rassemblés pour créer le SEE Pavillon (Southern East Europe Pavillon), qui doit permettre aux petits pays émergents en termes de cinéma d’avoir un impact plus fort à l’international. Et s’il est trop tôt pour aborder les nouveautés 2011, on sait d’ores et déjà que l’une des actions des organisateurs sera de soutenir ce jeune regroupement, symbole de la réussite du Village International, et d’accompagner les cinématographies émergentes.<br />
 </p>
<table width="600" cellspacing="1" cellpadding="1" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td><img height="115" width="180" alt="" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/cannes%20%206823.jpg" /></td>
            <td><img height="121" width="180" alt="" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/_AAC7646.jpg" /></td>
            <td><img height="126" width="180" alt="" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/VIllage%20Riviera%208.jpg" /></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<p><br />
<br />
<br />
<strong>>  Plus d’infos sur </strong><a href="http://www.festival-cannes.fr/assets/File/Web/bloc%20de%20droite/VILLAGE_2010_FR_2.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>le Village International</strong></a><strong>.</strong></p>
  • Infos
  • 07.12.10 00:00
Le Village international, un microcosme de cinématographies
 © <p><strong>La 21e session de la Résidence s’est ouverte le 1er octobre. Pendant 4 mois et demi,  elle accueille six jeunes cinéastes venus du monde entier à Paris et leur offre les meilleures conditions pour les accompagner dans l’écriture de leur premier ou deuxième long métrage. Ce matin, pour en savoir un peu plus sur leurs parcours, nous sonnons à la porte du grand appartement haussmannien où ils sont logés dans le 9e arrondissement.</strong><br><br>
 </p>
<table width="120" cellspacing="1" cellpadding="1" border="0" align="left"><tbody>
<tr>
<td><img height="138" width="92" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/Shahrbanoo%20profile.jpg" alt=""></td>
        </tr>
<tr>
<td style="text-align: left;"><span style="font-size: x-small;">Shahrabanoo Sadat</span></td>
        </tr>
<tr>
<td><img height="130" width="92" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/Ronin%20Hsu(website)%20.JPG" alt=""></td>
        </tr>
<tr>
<td style="text-align: left;"><span style="font-size: x-small;">Ronin Hsu</span></td>
        </tr>
<tr>
<td><img height="146" width="92" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/OSCAR%20RUIZ%20NAVIA%20web%20site%20pic.jpg" alt=""></td>
        </tr>
<tr>
<td style="text-align: left;"><span style="font-size: x-small;">Oscar Ruiz Navia</span></td>
        </tr>
</tbody></table>
<p>Nous rencontrons Chika Anadu (Originaire du Nigeria), Fernando Guzzoni (Chili), Ronin Hsu (Chine), Oscar Ruiz Navia (Colombie), Ruben Mendoza (Colombie) et Shahrabanoo Sadat (Afghanistan). Ils ont connu la Résidence en surfant sur Internet (Chika),  en repérant le logo de la Cinéfondation aux génériques de certains films comme <em>La Niña Santa </em>de Lucrecia Martel (Oscar), parce qu’ils étaient déjà passés par la Cinéfondation - Ruben a présenté <em>The Fence</em> à la Sélection de films d’écoles en 2005 et a participé à l’Atelier en 2008 ¬- , ou parce qu’ils avaient été repérés par Georges Goldenstern dans d’autres Festivals (Ronin). <br>
Ce premier mois leur a permis de prendre leurs marques et de partager leurs expériences. Ils ont vu beaucoup de films, parfois jusqu’à quatre par jours. Certains ont déjà fait un séjour au Moulin d’Andé : Oscar est content, il pense y avoir trouvé des idées pour son long métrage et a commencé l’écriture. Ruben lui, cherche encore l’esprit de son film. Ronin et Shahrabanoo écrivent beaucoup, surtout la nuit.  <br>
A la question : Que vous apporte l’aspect international de ce programme ?  Ils sont unanimes pour reconnaître à quel point le regard critique de l’autre est enrichissant quand il vient d’une autre culture et pour apprécier ces différences qui leur permettent  de comparer leurs histoires et celles de leur pays. Pour preuve, ils ont inventé « les Soirées de la Critique de la Résidence » : pendant une semaine, tour à tour, ils ont organisé une soirée durant laquelle ils soumettaient leurs films aux autres Résidents et à des invités, tout en leur faisant découvrir la cuisine de leur pays…<br>
 </p>
<table width="200" cellspacing="1" cellpadding="1" border="0"><tbody>
<tr>
<td><img height="84" width="150" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/Profile%20Photo%20Chika.jpg" alt=""></td>
            <td><img height="84" width="150" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/Ruben%20Mendoza_2.jpg" alt=""></td>
            <td><img height="84" width="150" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/Fernando%20Guzzoni_2.jpg" alt=""></td>
        </tr>
<tr>
<td style="text-align: center;"><span style="font-size: x-small;">Chika Anadu</span></td>
            <td style="text-align: center;"><span style="font-size: x-small;">Ruben Mendoza</span></td>
            <td style="text-align: center;"><span style="font-size: x-small;">Fernando Guzzoni</span></td>
        </tr>
</tbody></table>
<p> </p>
<p><br><span style="font-size: x-large;"><strong>QUESTIONS SUR LA GENESE D’UN FILM</strong></span><br><br>
 </p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong>Comment naît une idée de film et comment devient-elle un scenario ?</strong></span><br><br><strong><em>Ruben : </em></strong>J’essaie toujours d’écrire une histoire comme si c’était de la littérature. J’aime les mots et surtout jouer avec. J’écris beaucoup, c’est presque devenu une « camisole de force » !<br><br><em><strong>Oscar : </strong></em>Je suis venu ici avec un premier jet, et maintenant je travaille plus en profondeur sur la structure du film. Je joue avec les scènes, je les déplace, j’ajoute un personnage… mais je sais déjà qu’il me faudra être de retour en Colombie pour  finir ce scénario-là… <br><br><strong><em>Chika :</em> </strong>Pour moi, une idée de film et son écriture me viennent d’abord d’images qui naissent dans mon esprit. Je suis très inspirée par le visuel. Je vois une image ou une scène dans ma tête et j’essaie de la compléter avec des personnages, ou des questions comme « Qui vit là ? » « A qui appartient ce téléphone ? ».<br><br><strong><em>Shahrabanoo</em> : </strong>Quand je suis arrivée ici, je n’avais pas un scénario complet mais plutôt une façon de le traiter. J’avais l’idée générale : un mélange entre un documentaire et une fiction. J’avais décidé de tourner le documentaire là-bas puis d’écrire la fiction ici, pour pouvoir mélanger  les deux à la fin. Et puis j’ai eu une expérience difficile  en Afghanistan : mon personnage, qui  était un médecin, a été tué. Je n’ai pas pu continuer mon documentaire. Aujourd’hui, mon sujet est le même mais je dois tout réadapter.<br><br><strong><em>Ronin :</em></strong> L’idée du scénario m’est venue il y a longtemps, je l’ai écrit pour un de mes amis qui est acteur…<br><br><strong><em>Fernando :</em> </strong>J’avais pour ma part presque fini la première version du scenario et je peux maintenant réécrire certaines parties dont je ne suis pas satisfait. J’en suis à ma troisième version et j’essaie de la finir.<br><br><br><img height="100" width="417" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/residents1.jpg" alt=""><br><br><span style="font-size: larger;"><strong><br>
Quand vous passez de l’écriture à la réalisation, que ressentez-vous ?</strong></span><br><br><strong><em>Oscar :</em></strong><em> </em>Je ne crois pas, pour le cinéma que je fais, à l’écriture de dialogues très écrits… Parce que je travaille avec des acteurs non professionnels, donc j’écris plutôt les dialogues avec eux, au moment où je filme. Ce qu’il en sort dépend beaucoup de l’atmosphère de la scène. L’important est de conserver la spontanéité.<br><br><strong><em>Chika : </em></strong>J’ai seulement réalisé deux courts métrages. J’essaie de travailler avec des personnes que je connais, dont j’estime le travail et dans lesquels j’ai confiance. Je sais ce que je veux, et je leur dis. Quand je pense à ce long métrage, cela m’effraie un peu car dans mon premier court, il n’y avait que deux acteurs et pas de dialogue. Dans le deuxième, j’étais la seule actrice, je savais donc exactement ce que je voulais... Dans celui-ci, il y a plus de personnages...<br><br><strong><em>Ruben : </em></strong>Je suis toujours très excité avant de filmer, j’adore ça ! Vous ne pouvez pas imaginer à quel point c’est fou et magnifique de tourner dans mon pays ! Je travaille avec des acteurs non professionnels, je tiens moi-même la caméra. A mes yeux, le scénario est un objet de séduction vis-à-vis de l’équipe.<br><em><br></em><strong><em>Shahrabanoo :</em> </strong>C’est ma première expérience de long métrage.  J’ai une idée en tête et je sais exactement ce que je veux montrer, ce que je veux dire dans mon film. Je n’aime pas avoir tout écrit parce que je sais que quand je rentrerai en Afghanistan pour tourner, je devrais sans doute changer pas mal de choses à mon histoire.<br><br><strong><em>Fernando :</em></strong> J’aime beaucoup écrire mais quand je tourne, le film se nourrit aussi de sa propre vie, il y a beaucoup de spontanéité pendant un tournage. Je suis très concentré pendant la phase d’écriture mais ensuite je me laisse volontiers influencer par ce qu’il se passe ou par la carrière d’un acteur par exemple. <br><br><strong><em>Ronin :</em> </strong>Je souffre quand j’écris, mais j’aime souffrir ! J’aime cette période de mise en place du scénario. Et quand je commence à tourner je suis très excité. Pour moi, tout dépend de l’histoire. Parfois j’ai besoin d’un vrai scénario, parfois une ou deux pages suffisent et tout se fait pendant le tournage.<br><br><br><span style="font-size: larger;"><strong><img height="100" width="417" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/residents2.jpg" alt=""><br><br><br>
Quels sont les cinéastes ou les films qui vous inspirent ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire du cinéma ?</strong></span><br><br><strong><em>Chika :</em></strong> Il y a 4 ans, je ne savais pas encore que je voulais faire du cinéma. J’étudiais le droit, je voulais sauver le monde et travailler à l’ONU…  J’ai toujours aimé les films. Et puis un jour, j’ai vu <em>Cinema Paradiso</em>. Ça a été comme une révélation. Ce n’est pas mon film préféré, il n’est même pas dans ma liste des vingt meilleurs films mais  il transmet un tel amour du cinéma ! C’était merveilleux, une lumière s’est allumée dans ma tête et j’ai su que je devais devenir réalisatrice.<br><br><strong><em>Fernando :</em> </strong>Je ne sais pas exactement à quel moment j’ai eu la “révélation” mais il y a un certain nombre de réalisateurs qui m’inspirent et ils sont tous très différents, de Robert Bresson à Glauber Rocha. En fait tout dépend du projet sur lequel je travaille. En fonction du film que je suis en train de faire, je collecte des images en rapport avec mon sujet pour y puiser l’inspiration.<br><br><strong><em>Oscar :</em></strong> Je crois que j’ai toujours voulu être réalisateur, ou au moins depuis le lycée. Mes premières références étaient Kubrick ou Woody Allen qui sont bien sûr de vraies références mais le cinéma est si vaste et si varié ! C’est l’un de mes professeurs qui  m’a fait réaliser que j’avais tout à découvrir en cinéma. Et puis j’ai connu Tarkovski. Avant lui, je ne croyais pas en Dieu. Maintenant je crois au sacrifice !<br><br><strong><em>Ruben :</em></strong><em> </em>Il y a des réalisateurs qui comptent beaucoup pour moi mais comme comptent ma grand-mère ou mon père, par exemple. Parce que je pense que le cinéma est dans chaque chose. On peut écrire avec une caméra. Et puis j’ai eu certaines révélations comme Buñuel… On peut aussi faire de la poésie avec du cinéma…<br><em><br></em><strong><em>Shahrabanoo : </em></strong>Je ne me souviens plus exactement quels films ou réalisateurs m’ont inspirée au début. J’aime de nombreux réalisateurs mais pour moi c’est un peu différent. Je vis dans un pays très spécial et le cinéma est avant tout  le moyen d’exprimer nos problèmes et de changer le regard que les gens portent sur l’Afghanistan, qu’ils voient uniquement comme un pays de terrorisme et de guerre. C’est la situation politique particulière de mon pays qui m’a poussée à faire des films.<br><br><strong><em>Ronin :</em> </strong>Charlie Chaplin. C’est lui qui m’a donné envie de faire du cinéma. Quand j’ai découvert ses films pour la première fois il y a longtemps, je n’ai pas tout de suite compris l’importance qu’il aurait pour moi. Mais j’aime aussi beaucoup d’autres réalisateurs très différents :  Kusturica, Jim Jarmush… Les réalisateurs que j’aime ne m’inspirent pas, ils m’influencent.<br><br><br><img height="100" width="417" src="http://affif-sitepublic-media-prod.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/assets/Image/MOSA%207%20DEC/residents3.jpg" alt=""></p>
<p> </p>
<p><strong>> Plus d'infos sur <a target="_blank" href="http://www.festival-cannes.fr/fr/theResidence/sessions.html" rel="noopener">la 21e session</a>.</strong></p>
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