Jeanne du Barry, grandeur et décadence au siècle des Lumières

© Stéphanie Branchu / Why Not Productions.

Sixième long métrage et quatrième opus en Sélection officielle pour Maïwenn qui signe, en Ouverture hors compétition du Festival, un premier film d’époque ancré au siècle des Lumières. Après Polisse, Prix du Jury en 2011, Mon Roi (2015), qui valut le Prix d’interprétation féminine à Emmanuelle Bercot, et une exploration, avec ADN, de ses racines algériennes aux côtés de Fanny Ardant (2020), Maïwenn célèbre le fabuleux destin de Jeanne du Barry, courtisane et favorite du roi Louis XV : un personnage aussi flamboyant qu’audacieux, à l’image de la réalisatrice. 

Tourné en 35mm et en grande partie au château de Versailles, le lundi, jour de fermeture au public, Jeanne du Barry s’intéresse à l’incroyable trajectoire d’une fille du peuple devenue favorite du roi Louis XV, dont la chute aura lieu des années après le décès de celui-ci.

Scénariste, réalisatrice et protagoniste de son film, Maïwenn se pare du corsage de Jeanne du Barry et donne la réplique à l’Américain Johnny Depp, à qui elle offre le rôle du Roi de France. Un rôle qui a valu à l’acteur, fort, déjà, de solides notions de français, de travailler en amont sa diction de la langue de Molière.

À ses côtés, Benjamin Lavernhe de la Comédie française joue La Borde, truculent Valet de chambre du roi, Melvil Poupaud est le Comte du Barry, mari de Jeanne, Pierre Richard et Pascal Greggory ont des seconds rôles de premier plan dans la peau des Ducs de Richelieu et d’Aiguillon, et la jeune India Hair incarne Adélaïde, fille du roi.

Quant à la bande originale, centrale comme dans tous les films de Maïwenn, elle est signée Stephen Warbeck, auteur également de celles de Polisse, Mon Roi et ADN. Une musique classique « que l’on peut écouter sans le film » composée en contraste avec les images, comme dans Barry Lindon, le modèle absolu de Maïwenn.