The Substance : du gore et du body horror en Compétition

THE SUBSTANCE

“Mettez des protections car, à la fin, pas mal de sang traverse l’écran.”  Thierry Frémaux a prévenu, la première entrée en Compétition de Coralie Fargeat risque de bousculer le Grand Théâtre Lumière. Gore et body horror sont au programme de The Substance.

« Vous, mais en mieux dans tous les sens du terme.” Telle est la promesse de The Substance, un produit révolutionnaire basé sur la division cellulaire, créant un alter ego plus jeune, plus beau, plus parfait. Elizabeth Sparkle (Demi Moore) découvre ce nouveau produit dans la bande-annonce du film, la suite de l’intrigue reste énigmatique mais le ton est donné : il faudra s’accrocher à son siège.

Tout laisse penser que cette version augmentée de Demi Moore sera incarnée par Margaret Qualley, également au casting de Kinds of Kindness de Yorgos Lanthimos. Dennis Quaid complète la distribution et revient en Compétition après The Long Riders de Walter Hill (1980) et Come See the Paradise d’Alan Parker (1990).

Si The Substance signe un virage américain dans la filmographie de Coralie Fargeat, la réalisatrice française semble revenir à un thème qu’elle explorait dans son court métrage, Reality+ (2013). Comme pour The Substance, le titre reprenait le nom d’une technologie futuriste, une puce à implanter dans le cerveau permettant de se percevoir et d’être vu comme un mannequin.

Cinq ans plus tard, en 2018, Coralie Fargeat attirait l’attention avec Revenge, son premier long métrage sanguinolent. Elle nous mettait sur les pas d’une bimbo laissée pour morte dans le désert après un viol, et qui en revenait assoiffée de revanche, le fusil en bandoulière. Un film jubilatoire, bluffant, déjà gore et très féministe, qui lui valait déjà la flatteuse comparaison avec Julia Ducournau, Palme d’or pour Titane en 2021.