Christophe Honoré filme la famille en crise dans Mariage au goût d’orange

MARIAGE AU GOÛT D'ORANGE © Léolo Victor-Pujebet

Pour sa septième venue à Cannes, Christophe Honoré adapte Le Ciel de Nantes (2021), sa propre pièce de théâtre. Le film a pour nom Mariage au goût d’orange et réunit un casting cinq étoiles pour former une famille, rassemblée à l’occasion du mariage du petit dernier. La cérémonie va révéler les failles de chacun de ses membres, ses zones d’ombres et ses secrets.

Une journée de noces, à Nantes, dans les années 1970 : dans Mariage au goût d’orange, Christophe Honoré nous replonge avec un brin de nostalgie dans la France provinciale de son enfance, avec ses musiques, ses voitures, et ses pattes d’ef’. Le décor est planté, joyeux, mais au sein de la famille Puig, quelque chose cloche. Malgré la bonne humeur apparente, au fur et à mesure du mariage et, l’alcool aidant, les failles de chacun des sept enfants de cette fratrie se révèlent. À commencer par Claudie (Adèle Exarchopoulos), dont le mal-être perce dès les premières scènes du film, mais aussi sous les airs bonhommes de son frère Dominique (Vincent Lacoste), ou encore dans la violence de Roger (Alban Lenoir).

Au-dessus des uns et des autres, plane la cause de tous ces traumatismes : le père, absent de la cérémonie et banni de la famille. Fantomatique, cette figure assombrit la famille, rongée par les répercussions d’actes mystérieux. En parallèle, le contexte récent de la guerre d’Algérie pointe et achève de tourmenter les personnages.

Au casting, on retrouve également Paul Kircher et Malou Khebizi dans les rôles des mariés. Ainsi que Nadia Tereszkiewicz, Noée Abita, et Park Ji-min, qui forment ensemble une troupe vibrante… sur fond de Claude François.