Rendez-vous ce soir au Cinéma de la plage

TOP GUN © Paramount Pictures All Rights Reserved

Le Festival célèbre aussi le cinéma côté plage, à la belle étoile, avec des trésors du cinéma en versions restaurées et des avant-premières mondiales. Au programme cette année : de l’action à l’américaine, du thriller made in Japan, des grands classiques du cinéma européen. Des invités parmi lesquels Ken Loach, Claude Lelouch et d’autres cinéastes venus accompagner leurs films. Rendez-vous tous les soirs à 21h30 sur la plage Macé, en face de l’hôtel Majestic, à quelques pas du Palais des Festivals.

CE SOIR AU CINÉMA DE LA PLAGE

TOP GUN de Tony Scott

1986, 1h50, États-Unis

Pilote hors pair, Pete Maverick a bien des choses à prouver depuis que son père s’est crashé au Viêt-Nam. Dans les airs comme sur sa moto, il ne vit que pour la performance et le risque. Alors qu’il se trouve en lice pour le titre du meilleur pilote, il tombe sous le charme de Charlotte Blackwood, qui s’avère être une instructrice. Or, c’est une règle d’or, un professeur ne doit pas sortir avec un élève.

Pourquoi (re)voir ce film ?

À l’occasion de son 40e anniversaire, le classique de haute-voltige porté par Tom Cruise revient sur grand écran. Entre séquences aériennes sous adrénaline, personnages inoubliables et une bande-originale sur laquelle se sont gravés les souvenirs de la génération X, Top Gun reste un monument du cinéma populaire.

En présence de Frédéric Moget, directeur général de Paramount Pictures France et Charles H. Rivkin, PDG de la Motion Picture Association (MPA).

PROCHAINEMENT AU CINÉMA DE LA PLAGE

Jeudi 14 mai

SHINKANSEN DAIBAKUHA (Super Express 109) de Junya Sato

1975, 2h32, Japon

Embarquez à bord du Shinkansen parmi les 1 500 passagers lancés à pleine vitesse entre Tokyo et Hakata. Mais attention, le voyage pourrait être fatal. Une bombe placée sous le train par un terroriste menace d’exploser si le train passe sous la barre des 80 km/h. Alors qu’une rançon de 5 millions de dollars est exigée, le pays tout entier est en alerte.

Pourquoi (re)voir ce film ?

Vous avez aimé Speed ? Le thriller culte des années 1990 avec Keanu Reeves et Sandra Bullock s’inspire directement de Super Express 109. Son réalisateur, Jan de Bont, s’est inspiré du récit et d’éléments visuels, tout en déplaçant l’action dans un bus. Avec Super Express 109, Junya Sato est devenu en 1975 un cinéaste référence du film d’action japonais

En présence de Kota Saka (Toei Company, ltd.).

 

VENDREDI 15 MAI

LES CAPRICES DE L’ENFANT ROI de Michel Leclerc

2026, 1h58, France – AVANT PREMIERE MONDIALE

1651. Louis (pas encore XIV) est un jeune adolescent. Alors que la Fronde menace, sa mère Anne d’Autriche décide d’exfiltrer son fils pour le mettre à l’abri et le remplace par un sosie. Louis est confié par D’Artagnan à Cyrano de Bergerac qui le cache au sein de la troupe de théâtre de Madeleine Béjart et Molière.

Tandis que Madeleine et Cyrano se découvrent une passion commune pour le jeune Molière, Louis découvre la vie et ses plaisirs, l’art et le travail, le courage et la stratégie, tout ce qui fera de lui le Roi Soleil.

Pourquoi voir ce film ?

Au lendemain de sa projection en Séance Spéciale pour les festivaliers, Les Caprices de l’enfant roi s’ouvre au grand public sur la plage, en présence du réalisateur, Michel Leclerc, et des acteurs Artus, Franck Dubosc, Julia Piaton, Doria Tillier, Suzanne de Baecque, Niels Hamel-Brochen et Nemo Schiffman. L’occasion rêvée de découvrir ce film à la croisée des genres, entre comédie romantique, récit d’initiation et film d’époque.

 

SAMEDI 16 MAI

UN HOMME ET UNE FEMME de Claude Lelouch

1966, 1h42, France

Inconsolable depuis la mort de son mari cascadeur, Anne rencontre Jean-Louis, un coureur automobile dont la femme s’est laissé mourir par désespoir. Ils s’aiment, se repoussent, se retrouvent et s’aiment encore.

Pourquoi (re)voir ce film ?

Après s’être exposé en double affiche du Festival en 2025, Un homme et une femme revient au Festival de Cannes en compagnie de son réalisateur, Claude Lelouch. Et quel meilleur écran que celui du Cinéma de la plage, quand on sait que le cinéaste a eu l’idée du film sur le sable de Deauville ? Un homme et une femme a été récompensé de la Palme d’or en 1966, ex æquo avec Signore & Signori de Pietro Germi, qui sera projeté sur la plage à son tour le 21 mai.

 

DIMANCHE 17 MAI

ALL THE PRESIDENT’S MEN (Les Hommes du président) de Alan J. Pakula

1976, 2h18, États-Unis

Deux journalistes au Washington Post, Bob Woodward (Robert Redford) et Carl Bernstein (Dustin Hoffman), sont mis sur la piste d’un scandale d’État. En pleine campagne présidentielle 1972, un mystérieux informateur leur apprend que le siège du Parti démocrate a été mis sur écoute. Leur enquête les mène au plus haut niveau du pays.

Pourquoi (re)voir ce film ?

Les Hommes du président nous tient en haleine en éclairant le scandale politique du Watergate. Mené par un duo d’acteur légendaire, ce grand classique du film politique est à découvrir dans une version restaurée 8K avec un travail minutieux sur la précision de l’image, avec des couleurs et des contrastes renforcés.

En présence de l’équipe de Park Circus.

 

LUNDI 18 MAI

VIVA MARIA ! de Louis Malle

1965, 2h02, France / Italie

Dans un pays d’Amérique centrale appelé San Miguel au début du 20e siècle se rencontrent Maria I et Maria II, qui forment un duo théâtral avant de se lancer dans la lutte révolutionnaire. Une surprenante variation sur la Révolution, entre comédie et western, avec Jeanne Moreau et Brigitte Bardot.

Pourquoi (re)voir ce film ?

Viva Maria ! occupe une place à part dans la filmographie de Louis Malle. Après Ascenseur pour l’échafaud, Zazie dans le métro et Le Feu follet, le cinéaste alors âgé de 33 ans étonne avec une œuvre singulière, entre spectacle musical jubilatoire et western tourné au Mexique sur fond de révolution.

En présence de Nicolas Seydoux, président de Gaumont. Cette projection est co-organisée avec la Ville de Cannes dont le maire, David Lisnard, dévoilera plage Macé une plaque au nom de Brigitte Bardot.

 

MARDI 19 MAI

LAND AND FREEDOM de Ken Loach

1995, 1h49, Royaume-Uni/Espagne/Allemagne

En 1936, dès les premiers jours de la guerre civile espagnole, David, un jeune homme au chômage, quitte Liverpool pour se joindre à la lutte contre le fascisme. Il rejoint une section internationale de la milice républicaine sur le front Aragon et aux côtés de ses camarades, il connaîtra les passions de la guerre. Lorsqu’il revient à Barcelone, il se retrouve alors déchiré entre sa loyauté envers le parti communiste et son nouvel amour, Blanca.

Pourquoi (re)voir ce film ?

Multi récompensé à Cannes, auréolé de deux Palmes d’or (Le Vent se lève en 2006 et Moi, Daniel Blake dix ans plus tard), Ken Loach sera sur la plage pour accompagner la version restaurée de Land and Freedom. En Compétition en 1995, ce film fait le pont entre l’Angleterre natale du cinéaste et l’Espagne en pleine guerre civile, tout comme l’avait fait l’auteur dont il s’inspire, George Orwell, dans Hommage à la Catalogne.

 

MERCREDI 20 MAI

CRÍA CUERVOS de Carlos Saura

1976, 1h45, Espagne

Ana, 9 ans, vit dans un sombre manoir au centre de Madrid. Après avoir perdu ses deux parents, elle est confiée à sa sévère tante, Paulina, avec ses deux sœurs. Mais Ana n’est pas une enfant comme les autres. Elle vit dans un univers où la frontière entre réalité, souvenir et fantaisie est presque inexistante. Convaincue qu’elle possède un pouvoir sur la vie et la mort, Ana invoque constamment la présence de sa mère décédée pour supporter la solitude et la rigidité du monde adulte.

Pourquoi (re)voir ce film ?

Cría cuervos ne cesse de hanter et de fasciner des générations de cinéphiles et de cinéastes depuis son Grand Prix Spécial du Jury en 1976. Marqueur indélébile de ce film du regretté Carlos Saura, la chanson Porque te vas sera interprétée en live au Cinéma de la plage par Jeanette, qui interprète ce chant emblématique dans la bande originale du film.

En présence des enfants du réalisateur, Antonio et Anne Saura.

 

JEUDI 21 MAI

SIGNORE & SIGNORI (Ces Messieurs Dames) de Pietro Germi

1966, 2h00, Italie

Tony Gasparini confie à son ami et docteur, le professeur Castellani, ses ennuis intimes. Celui-ci estime que le meilleur remède est de conduire son ami à une party. Pour ce faire, il n’hésite pas à le jeter dans les bras de sa femme, Noemi. Mais voici que le plus grand colporteur de ragots de Trévise, Scarabello, apprend à Castellani qu’en réalité, l’infirmité prétendue de Gasparini n’est pour lui qu’un alibi opportun…

Pourquoi (re)voir ce film ?

Parce que c’est une comédie comme seul le cinéma italien sait en fabriquer. Entre hypocrisie chic, infidélité et désirs très peu discrets, dans ce film, la bourgeoisie italienne tombe le masque… et le reste. Mensonges, coucheries et satire mordante : quand la respectabilité dérape, tout devient délicieusement scandaleux. Ce film a valu à Pietro Germi une Palme d’or, ex æquo avec Claude Lelouch pour Un homme et une femme.

 

VENDREDI 22 MAI

JE HAIS LES ACTEURS de Gérard Krawczyk

1986, 1h30, France

À Hollywood, dans les années 1940, un tournage est tiraillé entre son producteur tyrannique, son réalisateur paranoïaque, sa star fiancée vingt-quatre fois, son acteur qui refuse de vieillir, et une étrange affaire de meurtres en série. Une satire loufoque sur l’âge d’or hollywoodien en présence du réalisateur pour les 40 ans de sa sortie.

Pourquoi (re)voir ce film ?

Pour le plaisir de voir jouer Jean Poiret, Michel Blanc, Bernard Blier et Michel Galabru, des acteurs qu’on peut difficilement haïr. Son réalisateur, Gérard Krawczyk (Fanfan la Tulipe, L’Été en pente douce, Taxi 2, 3 et 4) accompagnera la projection de cette comédie, son premier long métrage.

 

SAMEDI 23 MAI

MON ONCLE de Jacques Tati

1958, 1h56, France

Face à sa sœur, son beau-frère et son neveu qui habitent une maison ultra-moderne, Hulot vit au dernier étage d’une ancienne maison de banlieue parisienne. Pour sa famille, il est grand temps de lui trouver enfin un vrai travail, une compagne et un foyer. Dans ce premier film en couleurs, Tati partage sa sympathie pour l’enfance, les chiens et les quartiers populaires. Il interroge, par le rire, notre façon d’habiter l’espace et le quotidien, s’amuse de l’idée de la réussite sociale, dans un monde qui se transforme, détruit et construit à tout va.

Pourquoi (re)voir ce film ?

Le Cinéma de la plage achève son cycle de découvertes et redécouvertes avec la poésie infinie de Jacques Tati. Au Festival de Cannes 1958, Mon Oncle fait partie des films les plus attendus et montre le parachèvement de l’œuvre de Tati, après Jour de fête et Les Vacances de Monsieur Hulot. Un style épuré, une gaieté enfantine et une drôlerie propre au cinéaste, à savourer lors de cette dernière séance sous les étoiles.

En présence de Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps, fondateurs des Films de Mon Oncle, et de Juliette Hochart, directrice du catalogue, Studiocanal.