Torino Shadow, Goodnight Lamby et Playground : Une séance pour trois courts métrages

Une femme chinoise en voyage à Turin, un film d’animation sur un doudou perdu, et un père qui abandonne sa fille dans une aire de jeux… Cette année, Cannes Classics projette trois courts métrages inédits de Jia Zhang-Ke, Dustin Yellin et Amirhossein Shojae. Des cinéastes d’horizons très différents, pour un programme spécial en trois temps.

Torino Shadow (Du Ling Zhi Ying) de Jia Zhang-Ke

La séance s’ouvre avec Torino Shadow (Du Ling Zhi Ying) de Jia Zhang-Ke, développé dans le cadre de l’initiative Torino Encounters. En trente-deux minutes, le cinéaste suit une femme qui quitte le sud de la Chine pour rejoindre son mari à Turin. Mais ce voyage intime se transforme peu à peu en une autre forme de découverte : celle d’elle-même, et du cinéma. Figure majeure du cinéma chinois, Jia Zhang-Ke poursuit ici son travail sur les déambulations urbaines et les tourments intérieures. À l’écran, la protagoniste est comme toujours interprétée par Zhao Tao, sa collaboratrice de longue date.

Une production du Museo Nazionale del Cinema de Turin et du Jia Zhang-Ke Art Center.

En présence du réalisateur Jia Zhang-Ke et de l’actrice Zhao Tao.

Goodnight Lamby de Dustin Yellin

Changement total d’univers avec Goodnight Lamby de Dustin Yellin. Produit par Darren Aronofsky, le court métrage plonge dans l’imaginaire d’une enfant de trois ans, partie à la recherche de Lamby, sa peluche disparue. Entre animation, sculpture et collage, le film traverse des océans, des grottes et des paysages cosmiques, dans une aventure onirique, aux airs d’Alice au pays des merveilles.

Une production Primordial Soup.

En présence du cinéaste Dustin Yellin et du producteur Darren Aronofsky.

Playground (Zamine Bazi) de Amirhossein Shojaei

Enfin, le réalisateur iranien Amirhossein Shojaei clôt la séance avec Playground (Zamine Bazi). Produit par Saeed Roustaee, le film part d’un évènement brutal – un père qui abandonne sa petite fille dans une aire de jeux -, avant de basculer vers le fantastique. Lorsque, pris de remords, il revient la chercher, celle-ci ne le reconnait plus. En quinze minutes, le cinéaste explore le remord et l’amour filial, à travers un récit dramatique.

Une production IRIS Film et Saeed Roustaee.

En présence du réalisateur Amirhossein Shojaei et du producteur Saeed Roustaee.