| Mise à jour : 11.07.22 . 18:09

Le Festival de Cannes demande la libération immédiate des cinéastes Mohammad Rasoulof, Mostafa Aleahmad et Jafar Panahi

Communiqué officiel

Communiqué officiel © FDC

 

Vendredi 8 juillet 2022, les cinéastes iraniens Mohammad Rasoulof et Mostafa Aleahmad ont été arrêtés et emprisonnés dans un lieu inconnu, pour avoir protesté contre la violence exercée envers les civils en Iran. Mohammad Rasoulof avait déjà été privé de sa liberté de circuler et de travailler depuis 2017, suite à la présentation de son film Un homme intègre, qui avait remporté le Prix Un Certain Regard lors de la 70e édition du Festival de Cannes. Ses films Les manuscrits ne brûlent pas, Prix Fipresci en 2013 et Au Revoir, Prix de la mise en scène Un Certain Regard en 2011, y avaient également été projetés. Il avait, par la suite, remporté l’Ours d’or à la Berlinale en 2020 avec Le Diable n’existe pas.
 

Ce lundi 11 juillet, le cinéaste Jafar Panahi a également été interpellé à Téhéran. Le réalisateur iranien a présenté de nombreuses œuvres à Cannes, et notamment les films Trois visages, sélectionné en Compétition en 2018 et récompensé du Prix du scénario ainsi que Sang et or, Prix du Jury Un Certain Regard en 2003. Jafar Panahi a également remporté l’Ours d’or à la Berlinale en 2015 pour son film Taxi Téhéran.
 

Le Festival de Cannes condamne fermement ces arrestations ainsi que la vague de répression visiblement en cours en Iran contre ses artistes et demande la libération immédiate de Mohammad Rasoulof, Mostafa Aleahmad et Jafar Panahi.
 

Le Festival de Cannes souhaite d’autre part réaffirmer son soutien à toutes celles et ceux qui, à travers le monde, subissent violences et représailles. Le Festival reste et restera toujours le refuge des artistes du monde entier et se mettra sans relâche à leur service afin de porter haut et fort leurs voix, pour la défense des libertés de création et d’expression.

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