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74e édition 18.06.21 . 11:50 Mise à jour :06.07.21 . 09:05

Le cinéma pour le climat

Marcher sur l'eau de Aïssa Maïga

Marcher sur l'eau de Aïssa Maïga © Rousslan Dion, Bonne Pioche Cinéma - 2021

 

En 2021 et face à l’urgence, la protection de l’environnement se place au cœur des préoccupations du Festival de Cannes et jusque dans sa Sélection officielle. Elle en portait déjà la trace avec l’invitation faite à Al Gore en 2007 pour son documentaire Une vérité qui dérange, qui le mena jusqu’à l’Oscar, et de nombreux autres films dont ceux produits par Leonardo DiCaprio.

Alors que le Festival a pris une série de mesures pour sa propre organisation, l’écologie de l’espoir est aussi présente sur les écrans de la Croisette. Pour incarner cinématographiquement cet engagement, la 74e édition du Festival de Cannes propose une sélection éphémère de films sur l’environnement.


On y découvrira une fiction et six documentaires : deux voyages militants à destination de la jeunesse, deux constats catastrophe, des nouvelles de l’Afrique et une expédition aux confins du monde pour montrer la beauté de la Terre : en 2021, les prises de conscience et la défense de la planète se jouent aussi au cinéma…


 
La Croisade de Louis Garrel (France)

Avec Louis Garrel, Laetitia Casta, Joseph Engel
Ce troisième film de l’acteur Louis Garrel a été coécrit avec Jean-Claude Carrière, disparu en février dernier. Une fiction dans laquelle les enfants prennent le pouvoir pour protéger la planète. Une fable d’anticipation à la fois urgente, drôle et charmante, sur l’embourgeoisement des adultes face aux inquiétudes des enfants qui comptent bien se sauver par eux-mêmes.

 

Marcher sur l’eau d’Aïssa Maïga (Niger-France)

Entre 2018 et 2020, Aïssa Maïga est allée au Niger, filmer un village victime comme tant d’autres du réchauffement climatique. Elle y suit une petite fille qui, dans l’attente d’un hypothétique forage, est obligée de parcourir chaque jour des kilomètres pour rapporter de l’eau. L’accès à l’eau corrélatif à l’accès à l’éducation des filles dans les pays d’Afrique subsaharienne ? C’est aussi l’un des sujets de ce film passionnant.

 

Invisible Demons de Rahul Jain (Inde)

Un documentaire choc au constat effrayant sur la pollution en Inde à New Delhi, et ces « démons invisibles » que sont les particules fines. La caméra de Rahul Jain tente de respirer et de se frayer un chemin à travers cet enfer écologique en donnant à voir autant qu’à réfléchir.

 

Animal de Cyril Dion (France)

Six ans après l’immense succès de Demain, le documentaire qu’il avait coréalisé avec Mélanie Laurent, Cyril Dion alerte sur l’extinction des espèces en suivant deux adolescents engagés qui posent des questions pleines de bon sens pour expliquer l’effondrement de la biodiversité et trouver des solutions concrètes. Un tour du monde pédagogique à hauteur d’ados et un éveil des consciences dénué de catastrophisme.

 

I Am So Sorry de Zhao Liang (France - Chine)

Douze ans après être venu présenter en séance spéciale à Cannes : Pétition - La Cour des plaignants, Zhao Liang propose un nouveau documentaire ambitieux et nécessaire, poétique et exigeant, sur les dangers du nucléaire. Un voyage de Tchernobyl à Fukushima, qui rend la catastrophe tangible.

 

Bigger Than Us de Flore Vasseur (France)

La documentariste Flore Vasseur suit Melati, une jeune indonésienne qui se bat contre la pollution plastique dans son pays, au cours d’un périple qui l’emmène loin de chez elle. Coproduit par Marion Cotillard, Bigger Than Us va à la rencontre de jeunes activistes qui luttent pour le climat, la justice sociale et les droits fondamentaux comme la liberté d’expression ou l’accès à l’alimentation et à l’éducation. Un modèle de résistance positive pour la jeunesse.

 

La Panthère des neiges de Marie Amiguet (France)

Bien au-delà des codes du genre du film d’expédition, Marie Amiguet pose sa caméra sur les hauts plateaux tibétains en compagnie du photographe animalier Vincent Munier et de l’écrivain aventurier Sylvain Tesson qui évoqua l’aventure dans son livre « La Panthère des neiges », prix Renaudot 2019. Réussiront-ils à apercevoir le félin ? Dans la captation de l’attente, le saisissement du silence, le déroulement des jours et la force de la nature, surgit une évidence : celle de la beauté du monde.

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