Deuxième journée de la Cinéfondation

Photo du film The Fifth Column

La Cinéfondation présente aujourd’hui deux programmes de courts et moyens métrages de jeunes réalisateurs venus des quatre coins du globe.

 

Les premières projections débutent à 11h salle Buñuel avec Ja Vec jesam sve on sto zelim da imam (I Already am Everything I Want to Have), un voyage en solitaire dans les rues de Belgrade. Le réalisateur de 23 ans Dane Komljen est issu de la Faculté des arts dramatiques de Serbie, il s’agit de son film de fin d’études. Un autre étudiant de cette école, Pavle Vuckovic, avait remporté le Premier Prix de la Cinéfondation en 2003 pour Bezi zeko bezi. Apprenant la sélection à Cannes de Dane Komljen, il n’a eu qu’un seul conseil à lui donner : « Il m’a dit de m’acheter un costume ! », se rappelle le jeune cinéaste.

 

Los minutos, las horas de Janaìna Marques Ribeiro est un film en provenance de l’Ecole Internationale de Cinéma et de Télévision de Cuba, dont c’est la seconde entrée à la Cinéfondation. Si la réalisatrice n’en est pas à son coup d’essai, Los minotos, las horas est son premier film tourné en pellicule 35 mm.

 

C’est Coucou-les-nuages du français Vincent Cardona qui clôt cette matinée. Le réalisateur, qui décrit son court métrage comme « une comédie de science-fiction », précise : « Je ne suis pas sur du terme mais il y a quelque chose de cet ordre. C’est l’histoire d’un groupe de gens qui tentent d’envoyer une sonde dans l’espace. »

 

Le deuxième programme de courts métrages de la journée débutera à 14h30, toujours salle Buñuel. Hinkerort zorasune (The Fifth Column) est le nouveau film de Vatche Boulghourjian, étudiant à la New York University et originaire du Liban. Cet habitué des festivals est déjà passé par le Festival du Film Documentaire d’Amsterdam et le Festival du film d’Abu Dhabi.

 

Le singulier Miramare de Michaela Müller complète la programmation. Ce film d’animation en peinture sur verre est le fruit de la double passion de la réalisatrice : « J’ai une formation de peintre et j’ai appris à m’exprimer en peinture mais j’aime tellement le cinéma que j’ai voulu lier les deux. Comme ça, j’ai un contrôle complet sur le film. » Quant à sa venue à Cannes, Michaela Müller avoue avoir « un peu peur du tapis rouge ! »

 

Enfin, Taulukauppiat (The Painting Sellers) de Juho Kuosmanen clôt cette deuxième sélection. Le réalisateur Finlandais n’en est pas à sa première venue au Festival, il avait déjà présenté il y a deux ans son second court métrage, Signalisations des routes. Un voyage qu’il n’avait pas regretté : « Quand on passe à Cannes, votre film est demandé partout, ça aide vraiment. »

 

G.F.