UN CERTAIN REGARD – Zvizdan, rendez-vous avec Dalibor Matanić

Équipe du film © FDC / T. Leibreich

Treize ans après Fine Dead Girls, le réalisateur croate Dalibor Matanić arrive sur la Croisette pour la première fois en sélection Un Certain Regard. Zvizdan explore la complexité des histoires d’amour dans les Balkans du début des années 90 à aujourd’hui. Un long métrage sur la fragilité et l’intensité des amours interdits…

 

Photo du film © DR

Racontez-nous la genèse de ce film
Tout a commencé avec mon arrière-grand-mère. Nous discutions d’amourettes, elle disait : « Tant qu’elle n’est pas l’une des leurs… », comprenez, elle ne voulait pas voir d’une fille serbe dans la famille. Je trouvais cette exigence terrible… Cela fait mal, venant d’une personne que vous estimez profondément. J’ai essayé de comprendre, je me suis rendu compte que les aléas de l’Histoire pouvaient rendre les gens craintifs, les faire entrer dans une sorte de confusion.


L’atmosphère du tournage ?

Lorsque je travaille, j’insiste pour qu’il y ait une certaine légèreté, derrière la caméra. J’essaie de créer une atmosphère sécurisante, pour que mon équipe puisse donner le meilleur d’elle-même. Je ne veux pas qu’il y ait de tensions sur le tournage, car devant la caméra j’exige que le jeu soit sérieux.


Quelques mots sur vos interprètes ?

Tihana Lazović et Goran Marković sont des travailleurs acharnés, qui aiment découvrir, expérimenter. Mais je recherchais aussi des personnes qui n’avaient aucune expérience en cinéma. Dado Ćosić, Stipe Radoja, Slavko Sobin, Lukrecija Tudor, Tara Rosandić… apportent la fraîcheur nécessaire au film.


Quel regard portez-vous sur le cinéma croate?

La Croatie est un pays idéal pour le cinéma qui regorge de lieux historiques d’une grande beauté et attirent énormément d’équipes de films.  De plus, grâce aux Croatian Audiovisual Center, elle bénéficie d’un système de financement efficace proche de celui que l’on trouve au Danemark ou en France. Bien sûr, comme partout, le public aime les films à gros budget, mais grâce à de nombreux petits festivals, des jeunes commencent à s’intéresser aux films d’auteurs. Le public ne doit pas être sous- estimé.

Vos sources d’influence ?
J’ai toujours été très inspiré par la musique. Pour Zvizdan, je pourrais citer Tim Hecker, John Adams, Arvo Pärt, Philip Glass et bien d’autres… Par ailleurs, j’aime aussi les grands classiques et les auteurs contemporains.

 

SÉANCES


Dimanche 17 mai / Salle Debussy / 11h – 16h30
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