De The Chaser à Hope, la rétrospective cannoise de Na Hong-jin
C’est l’un des retours les plus attendus du cinéma de genre. Après dix ans d’absence derrière la caméra, le réalisateur sud-coréen Na Hong-jin revient avec Hope, présenté en Compétition. Depuis ses débuts, le cinéaste entretient une relation particulière avec le Festival de Cannes : chacun de ses longs métrages y a été dévoilé. Zoom sur le parcours cannois d’un réalisateur hors norme.
2008 : The Chaser
L’aventure cannoise de Na Hong-jin débute en 2008 avec The Chaser. Présenté en Séance de minuit, ce thriller sur un ex-policier lancé à la poursuite d’un tueur en série fait parler de lui. À l’époque, le cinéma sud-coréen fascine déjà, grâce à des réalisateurs comme Park Chan-wook ou Bong Joon-ho. Mais Na Hong-jin impose d’emblée une signature singulière : une tension suffocante, une violence sèche et une manière très physique de filmer le chaos.
2011 : The Murderer
Trois ans plus tard, c’est dans la sélection Un Certain Regard, que le réalisateur présente son film The Murderer (The Yellow Sea). Ce nouveau long métrage qui se déploie dans toute la Corée, marque les spectateurs par des courses-poursuites haletantes, une violence frontale et une réalisation nerveuse et efficace. Le film confirme ainsi Na Hong-jin comme une figure majeure du cinéma de genre .
2016 : The Strangers
En 2016, arrive The Strangers . Présenté Hors Compétition à Cannes, le film mélange horreur, thriller, chamanisme et enquête policière. Avec une atmosphère oppressante et une intrigue labyrinthique, Na Hong-jin atteint alors un statut rare : celui de cinéaste culte en seulement trois longs métrages.
2026 : Hope
Puis, dix ans de silence. Na Hong-jin produit, écrit, développe plusieurs projets… mais ne réalise plus… Jusqu’à Hope. Le film se déroule dans le village portuaire fictif de Hopo Port, près de la zone démilitarisée entre les deux Corées. Thriller, fantastique, horreur : fidèle à son habitude, Na Hong-jin semble encore une fois brouiller les frontières entre les genres.
Présenté cette année en Compétition, le film marque une étape importante dans son parcours : c’est la première fois qu’un de ses films concourt pour la Palme d’or. Hope signe également le retour d’un film sud-coréen en Compétition depuis Decision to Leave de Park Chan-wook en 2022, qui préside d’ailleurs cette année le jury des long métrages.