Vol de nuit pour Los Angeles en avant-première mondiale… et Travolta reçut une Palme d’or d’honneur

VOL DE NUIT POUR LOS ANGELES

Le 15 mai, dans la salle Debussy, John Travolta recevait une Palme d’or d’honneur surprise avant de dévoiler en avant-première mondialePropeller One-Way Night Coach (Vol de nuit pour Los Angeles), son premier film derrière la caméra, présenté à Cannes Première. Une œuvre qu’il dit être « la plus personnelle de sa vie », et qui célèbre l‘« art du ciel », un art que ce pilote aux 9 000 heures de vol maîtrise autant que le cinéma. 

En 1962, un garçon de huit ans monte dans le Constellation de la TWA au départ de la côte Est des États-Unis. L’avion à hélices du vol 393 décolle, c’est un omnibus aux escales multiples. Sa mère, actrice, va peut-être décrocher un rôle à Hollywood, ils partent pour Los Angeles. Ce trajet, c’est celui de Jeff, John Travolta enfant, une aventure à hauteur d’enfant qui va façonner le reste de la vie de celui qui regardait les avions décoller de La Guardia depuis son jardin. 

Dans la salle Debussy, les proches de John Travolta sont présents, parmi lesquels sa fille, Ella Bleu, parfaite dans le rôle de l’hôtesse de l’air Doris, le premier crush du jeune Jeff. « Ma famille est la raison pour laquelle j’existe en tant qu’artiste et en tant que personne. » Réalisateur, scénariste, producteur de son film, John Travolta s’est entouré de ce qu’il a de plus cher. Le personnage de la mère de Jeff est un composite de sa propre mère et de sa sœur. « Elles m’ont influencé de manière si profonde, elles ont été responsables de tous mes espoirs, de tous mes rêves, et elles m’ont observé les accomplir. » Au générique, les noms des Travolta défilent comme on réunit une famille autour d’un album photo : la grand-mère, la vendeuse de hot-dogs, l’hôtesse de l’air… Simple spectateur de la vie, « observateur depuis l’enfance des visages, des voix, de ce que les gens ressentent », son film n’est, dit-il, que la mise en musique de ces observations. 

Propeller One-Way Night Coach, adapté d’un livre illustré qu’il avait publié en 1997 pour son fils, est le film le plus personnel qu’il ait jamais fait. « C’est un aperçu de ce que j’étais enfant. C’était une époque romantique où l’architecture, l’aviation, le secteur automobile, offraient beaucoup d’espoir. On voulait savoir quelle allait être la prochaine étape. Ça manque aujourd’hui, les jeunes peuvent manquer d’espoir et ce film est un doux rappel de cela. »  

Le 15 mai, lors de la découverte mondiale du film en salle Debussy, Thierry Frémaux lui a remis une Palme d’or d’honneur surprise. « C’est au-delà de l’Oscar », l’a accueillie John Travolta, en la recevant avec émotion.